(29/09/2023-22:31:43)Jacques Cande a écrit : Je dois avouer que cette remarque sur l'influence du facteur d'amortissement sur la réponse du HP m'intrigue.
J'ai essayé de faire une petite évaluation numérique pour évaluer l'impact.
Pour un signal d'entrée e, l'ampli délivre une tension de sortie E à vide. Le fait qu'il ait une résistance de sortie Ra n'a aucune influence sur la tension de sortie. Nota Bene, Ra = 8/Fa où Fa est le facteur d'amortissement sous 8 ohm.
Si on le branche sur une charge R, le courant délivré sera i=E/(R+Ra) et la tension aux bornes de R sera R*i=E*R/(R+Ra)
J'ai essayé de chiffrer.
Si Fa=4, (un petit ampli à lampe), Ra=2 ohm
Cas 1, Si R = 8 Ohm, U1=E*8/(8+2) = 0,8*E.
Cas 2, Si R = 48 ohm, U2=E*48/(48+2) = 0,96*E. cas de la fréquence de résonance
L'évolution de la tension aux bornes de la résistance ajoute 1,6 dB à la réponse.
Si Fa=50, (un ampli à transistor bien fait), Ra= 0,16 ohm
Cas 1, U1=E*8/(8+0,16) = 0,98*E.
Cas 2, U2=E*48/(48+0,16)= 0997*E
L'évolution de la tension aux bornes de la résistance ajoute 0,15 dB à la réponse.
Ces chiffres montrent que la réponse du HP est dans le premier cas (Fa=4), gonflée de 1,6 dB à la résonance.
Alors que le standard des HP considère des réponses à +/- 6 dB, est-ce vraiment l'aspect déterminant? J'en doute, 1,6 dB me semble être dans le bruit de fond des incertitudes.
Que se passe t-il qui fait que les auditeurs trouvent les réponses plus précises avec des basses dégraissées avec des ampli dont le facteur d'amortissement est élevé? Je lis que dans ce cas, les transitoires sont plus propres, mais j'ai du mal à quantifier cet aspect.
Merci d'apporter quelques éclaircissements.
Bon weekend à tous, Jacques
Bonjour,
Merci de ce calcul qui a le mérite de la simplicité mais aussi le défaut d’être… très simplifié. Il suppose des impédances réelles, sans déphasage, indépendantes de la fréquence, et n’adresse que la partie linéaire de ce qui se passe réellement autour de la (double)résonance d’un montage bass-reflex, avec un HP dont la linéarité du comportement à sa résonance mécanique devient quelque peu suspecte justement…
La VoTT est connue pour être très sensible à tout, en particulier aux amplis qu’on utilise. C’est d’ailleurs vrai de la majorité des enceintes à haut rendement, sans doute en raison notamment de leur montée d’impédance à la résonance. Sur mes VoTT, en 16 Ohms, on dépassait 100 Ohms à la résonance. Les rares amplis qui possèdent un réglage d’amortissement, comme le Kaneda 172 (j’en possède aussi un), permettent de jouer avec ce facteur et il est sensible.
Les amplis transistorisés dont la brochure publicitaire vante le doublement de la puissance quand on passe de 8 Ohms à 4 Ohms, ne disent pas quelle est leur puissance admissible en face d’une résonance à 50 ou 100 Ohm, à une fréquence ou on a justement besoin de plus de watts que dans le médium ou l’aigu…
Aussi, ma remarque sur l’optimisation fine évent-ampli était secondaire et me parait évidente sur le fond, je voulais surtout relater mon expérience sur l’influence du matériau et du montage de la plaque portant l’évent sur le comportement vibratoire et le rendu global, indépendamment de ce qui dépend de l’influence de la géométrie de l’évent de la VoTT sur la réponse tout en bas du spectre.
Cordialement
Christian
