(23/01/2023-09:33:47)Xavier Faviers a écrit :(21/01/2023-17:53:02)begwanch a écrit : Aujourd’hui l’assiette de cotisants est descendue à 1,7 actifs pour un retraité. Elle était de 8 actifs pour un retraité lorsque le système a été mis en place ! Pas étonnant que le poids sur les actifs pose problème.
Certes, mais vous oubliez de prendre en compte le gain de productivité. Le ratio cotisants / retraité était précisément de 4 en 1960 et les gains de productivité (calculé en PIB/nombre d'heures travaillées) ont été multipliés par 3 entre 1970 et 2020. La multiplication de ces deux ratios est donc plus favorable aujourd'hui que dans le passé.
(21/01/2023-19:10:01)xnwrx a écrit : Une taxe supplémentaire devient une perte de compétitivité. Plus tu taxes les entreprises Françaises et moins nos produits se vendront. Nous sommes sur Terre avec des voisins qui produisent pas cher (et qui pour certains n'ont même pas de sécu sociale ou de caisse de retraites).
La solution est donc simple : arrêtons d'acheter à nos voisins pas cher !
Le "libre-échangiste mondialiste" a été voulu par les grandes multinationales qui ont fait d'énormes profits. La mondialisation généralisée des échanges, entre des pays caractérisés par des niveaux de salaires très différents, a entrainé finalement partout, dans les pays développés comme dans les pays sous-développés, chômage, réduction de la croissance, inégalités. Cette mondialisation n’était ni inévitable, ni nécessaire, ni souhaitable.
Les partisans du mondialisme nous expliquent que grâce aux délocalisations et aux importations en provenance des pays à faible salaires, les prix n’ont jamais été aussi bas. Mais c’est oublier que les consommateurs sont également des producteurs qui gagnent leur vie et qui paient des impôts. Pour ces consommateurs, la contrepartie réelle de ces importations à bas prix est finalement la perte de leur emploi ou la baisse de leurs salaires.
Il n'y a qu'à mesurer pour s'en convaincre la perte de l'industrie manufacturière dans le PIB Français : moins de 10 % aujourd'hui.
La solution est simple instaurer un protectionnisme entre pays ou zones à fortes différences de salaires. Pour cela il faut réviser les traités fondateurs de l’UE pour l'instauration d’une préférence communautaire.
Ca ne se fera pas avec les dirigeants actuels à Bruxelles. Mais la crise climatique et ses conséquences va rapidement régler le problème. La mondialisation est déjà terminée.
(21/01/2023-17:53:02)begwanch a écrit : a écrit :Aujourd’hui l’assiette de cotisants est descendue à 1,7 actifs pour un retraité. Elle était de 8 actifs pour un retraité lorsque le système a été mis en place ! Pas étonnant que le poids sur les actifs pose problème.
Certes, mais vous oubliez de prendre en compte le gain de productivité. Le ratio cotisants / retraité était précisément de 4 en 1960 et les gains de productivité (calculé en PIB/nombre d'heures travaillées) ont été multipliés par 3 entre 1970 et 2020. La multiplication de ces deux ratios est donc plus favorable aujourd'hui que dans le passé.
Bonjour,
Sur ce point particulier, je n’ai pas du tout oublié car c’est justement le gain de productivité obtenu par l’automation qui a engendré de la croissance (de la production de services plutôt que de biens soit, dans des pays comme la France), sans que les cotisations retraite n’en bénéficient… sans l’automation, on aurait simplement eu l’allongement de la durée de vie post-travail. Celle-ci est loin d’expliquer la chute réelle du ratio. Ce qui justifierait donc d’aller chercher des cotisations supplémentaires chez les protagonistes de l’automation plutôt qu’ailleurs : on a en effet largement remplacé des emplois par des automates, ce qui déséquilibre le ratio.
Je suis d’accord sur le reste, sauf que le problème de fond n’est même pas le libre-échangisme, mais la compétition effrénée de croissance dans un monde dont les capacités tant en termes de ressources que d’absorption des déchets, sont limitées, et en cours d’épuisement dans plusieurs domaines.
Cdlt,
Christian
