(31/10/2022-21:21:12)jsilvestre a écrit : Bonjour,
dans l'épisode précédent un condensateur avait été ajouté en entrée pour empêcher le passage d'un courant de bruit issu des transistors de l'étage d'entrée qui modulait à très basse fréquence le point de polarisation de l'étage d'entrée. L'ajout du condensateur avait apporté une belle amélioration du rendu sonore.
Depuis les investigations ont continué et une autre solution a fini par émerger, à la fois efficace au simulateur aux mesures et plus difficile et plus important à l'oreille aussi!
L'idée est de ré-injecter le bruit en opposition de phase pour l'annuler ou tout au moins le réduire significativement. Pour cela une boucle de contre réaction est utilisée. Une de plus! L'atténuation du courant de bruit apportée est de l'ordre de 20dB sur toute la bande audible et beaucoup plus dans les fréquences subsoniques. Faire mieux (un peu seulement...) devient très compliqué arrive un moment ou les limites de la technologie actuelle se font sentir...
Cerise sur le gâteau cette contre réaction locale améliore encore la linéarité du premier étage si critique au bon fonctionnement de la contre réaction globale pour l'oreille.
A ce double gain il faut aussi ajouter l'élimination du vilain condensateur d'entrée devenu inutile et néfaste.
Le résultat de ces 3 améliorations sur le rendu sonore est aussi spectaculaire qu’inattendu! Du miel pour les oreilles!
Aller plus avant dans les investigations du ou des phénomènes en jeux est loin d'être simple. Mesurer des courants et tensions aussi faibles sans affecter ni perturber le fonctionnement des circuits n'est pas simple si pas impossible... Reste la simulation mais avant qu'un simulateur ne puisse donner un résultat pertinent il faut d'abord lui expliquer précisément ce qu'il doit simuler. Autrement dit il faudrait déjà savoir ce qu'il faut chercher...
D'autant plus qu'ensuite il faut corréler tout cela à l'oreille!!!
A suivre!
joël
Cliqué trop vite!
Voulais encore dire que l'ampleur de l'amélioration apportée par l'ajout du circuit d'annulation du courant de bruit alors que les phénomènes physiques en jeu sont littéralement minuscules me porte à penser (espérer!) qu'elle signifie que les autres causes de détériorations du rendu sonore ont déjà étés significativement réduites. Peut être?
Reste actuellement une amélioration progressive du rendu sonore avec le temps depuis la mise sous tension. Très sensible sur les premières 24 heures, stabilisation vers les 72 heures.
Sur ce genre de phénomènes mesures et simulations ne sont pas d'une grande aide avant de savoir ce qu'il faut mesurer. Et accessoirement comment le mesurer.
A suivre...
joël
Bonjour et bravo pour cette extraordinaire réalisation (ou plutôt ces réalisations) avec une attention au détail, combinée avec une analyse poussée des causes, qui montre que notamment dans le domaine numérique, des perturbations totalement en dehors des fréquences de fonctionnement - et même bien plus bas que la bande audio - ont un impact à l’écoute que l’oreille détecte assez facilement.
Cela rappelle l’évocation du wander (equivalent BF du jitter) par Claude Cellier, ancien de Nagra, dans la vidéo partagée sur Melaudia il y a quelque temps:
https://youtu.be/dKoZmxP7rSA
Reste qu’il faut être capable de remonter de l’observation à la cause et trouver des remèdes pertinents, c’est de réussir cela qui est remarquable. On se doute que ces observations seraient difficiles à faire si l’homogénéité d’ensemble n’était pas au rendez-vous. Bravo aussi pour la partie analogique, remarquable, avec la petite cerise des résistances à armatures argent sur un très beau gâteau.
Une belle leçon à tirer de ce travail, c’est je pense, qu’on peut très bien réconcilier mesure et écoute, mais seulement à condition de savoir quoi mesurer et comment le faire de manière rigoureuse et discriminante. Si cela pouvait contribuer à éteindre certaines querelles de clocher…
Tout cela donne bien envie d’écouter le résultat !
Cordialement, Christian
