Diffuseurs de schroeder en polystyrène extrudé
#26
RE: Diffuseurs de schroeder en polystyrène extrudé
(23/10/2021-22:15:04)xnwrx a écrit : Un matériau n'est réfléchissant que s'il ne transmet pas une quantité importante de l'énergie de l'onde incidente, c'est à dire que la quantité d'énergie qui va pénétrer dans ce matériau est plutôt inférieure à celle qui ne le pénètre pas (et est donc réfléchie).
La théorie se base uniquement sur l'interface entre les milieux au travers des indices de réfractions ou de l'impédance des milieux, qui est liée à la longueur d'onde et la vitesse de propagation dans les deux milieux (et de la T°).
Le coeff de réflexion s'écrit R = (sin(a) - Zair/Zmateriau) / (sin(a) + Zair / Zmatériau)
où a est l'angle d'incidence.
Il faut donc un matériau qui possède une vitesse de propagation acoustique très supérieure à celle de l'air pour obtenir une bonne réflexion. L'épaisseur ne joue pas, si ce n'est que la partie de l'onde qui se propage dans le milieu va rencontrer la seconde interface de l'autre coté, et se réfléchir à nouveau pour revenir en partie...etc.

Pour la diffusion c'est différent car là la longueur d'onde ramené à la rugosité de la surface est le principal critère. Si la surface possède une rugosité de dimension inférieure à la longueur d'onde, elle réfléchit de manière spéculaire (dans une seule direction suivant l'angle d'incidence). C'est le cas des miroirs pour la lumière. Dans le cas contraire, elle réfléchit de manière diffuse (dans plusieurs directions, la réflexion est étalée angulairement). Grossièrement, pour diffuser du 340 Hz (1m de longueur d'onde), il faut des aspérités de surface sur une dimension minimale de 1mx1m et de profondeur 1m : de très gros trièdres par exemple. C'est pourquoi les diffuseurs marchent bien à haute fréquence (à partir de 1kHz par exemple pour des trièdres de 20 à 30cm), mais pas à basses fréquences.

Merci de prendre le relais ! Pour raccrocher les wagons, la formule que tu cites se ramène à (1-Z1/Z2)/(1+Z1/Z2) à incidence normale soit (Z2-Z1)/(Z2+Z1), la formule simplifiée que j’avais fourni. Ce sont des formules indépendantes de la fréquence, dont l’application dépend en effet les considérations dimensionnelles entre la surface réfléchissante et les longueurs d’ondes acoustiques. Et qui ne prennent pas en compte d’absorption ni même de transmission dans le matériau.

Pour aider encore peu les personnes qui n’ont pas étudié la propagation des ondes, et compléter un peu ce que tu écris…

Dans le cas d’une surface genre Schroeder, avec des surfaces en zig-zag, damiers ou dièdres saillants, les éléments de réflections sont déphasées par des petits aller-retours dans l’air, plus longs pour les éléments “enfoncés”, et plus courts pour les éléments “saillants” . Le déphasage est plus fort dans les hautes fréquences, la même surface diffuse plus la phase. D’autre part, pour les courtes longueurs d’ondes, les ondes incidentes sont aussi diffractées dans toutes les directions par les arêtes au lieu de se réfléchir comme dans un miroir. le résultat est une énergie qui revient sans perte d’énergie mais ayant brouillé sa direction d’arrivée et sa phase : il n’y a ainsi pas de perte d’énergie dans l’aigu, mais grâce aux déphasages arbitraires (qui varient aussi avec l’angle) et à la perte de directionalité, on évite la formation d’images fantômes qui brouillent l’image frontale.
Cordialement,
Christian
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RE: Diffuseurs de schroeder en polystyrène extrudé - par begwanch - 24/10/2021-01:12:49

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