19/10/2021-18:30:57
RE: Mesures - Amplificateur triode PX4 VS p2500s
J'entendais de pied ferme ta réponse, Jimbee. Elle fut tout à fait à la hauteur du coup de pompe en touche que tu viens d'effectuer.
Héphaïtos (de son vrai nom Gérard Perrot) avec qui j'ai eu plusieurs fois l'occasion d'échanger, avait bien une approche scientifique de par sa formation.
Dans le lien ci dessus, il démontre que les mesures conventionnelles sont tout à fait insuffisantes, et cela ne souffre d'aucune contestation.
Le circuit qu'il montre est un contre exemple parfait qui remet en cause la validité des mesures actuelles de non linéarité, à savoir la distorsion. Les mesures ne permettent pas de connaitre quelle est la position de l'interrupteur, parce que le comportement du circuit n'est pas affecté par des signaux sinusoïdaux d'amplitudes fixes. Par contre, une mesure simple avec des signaux d'amplitudes variables montre la différence quand on bascule l'interrupteur. Et l'utilisation de ce circuit en audio permet d'entendre une grosse différence sans aucun effort intellectuel entre les deux positions de l'inter.
Les théories que nous connaissons restent bien entendu valables. Fourier, ça ne marche en toute rigueur que pour des systèmes linéaires, parfaitement linéaires. Mais les systèmes audio ne le sont pas, même s'ils s'en rapprochent. Les mesures de distorsion ne prennent en compte qu'une fonction de transfert, celle que nous connaissons et maitrisons pour les tubes comme pour les totors, correspondant à des signaux particuliers, mais pas représentative des signaux audio.
Ces mesures montrent sans appel pourquoi beaucoup de circuits conçus et mesurés avec des signaux sinusoïdaux ne sonnent pas bien, et pourquoi certains audiophiles l'entendent, car pas forcément de formation scientifique ou électroniciens, ils croient en leurs... oreilles. Et pour le coup dans le cadre de ce circuit, les oreilles ont raison, mais pas les mesures classiques.
J'ajouterais qu'Héphaïstos se posait également la question à partir du constat que bien des audiophiles préfèrent le vinyle au numérique, et avait déjà identifié une certain nombre de problèmes, liés au théorème de Shannon, et de son application je le cite, "non rigoureuse et hâtive". Ce qui est un autre débat.
Hélas, il nous a quitté avant.
Héphaïtos (de son vrai nom Gérard Perrot) avec qui j'ai eu plusieurs fois l'occasion d'échanger, avait bien une approche scientifique de par sa formation.
Dans le lien ci dessus, il démontre que les mesures conventionnelles sont tout à fait insuffisantes, et cela ne souffre d'aucune contestation.
Le circuit qu'il montre est un contre exemple parfait qui remet en cause la validité des mesures actuelles de non linéarité, à savoir la distorsion. Les mesures ne permettent pas de connaitre quelle est la position de l'interrupteur, parce que le comportement du circuit n'est pas affecté par des signaux sinusoïdaux d'amplitudes fixes. Par contre, une mesure simple avec des signaux d'amplitudes variables montre la différence quand on bascule l'interrupteur. Et l'utilisation de ce circuit en audio permet d'entendre une grosse différence sans aucun effort intellectuel entre les deux positions de l'inter.
Les théories que nous connaissons restent bien entendu valables. Fourier, ça ne marche en toute rigueur que pour des systèmes linéaires, parfaitement linéaires. Mais les systèmes audio ne le sont pas, même s'ils s'en rapprochent. Les mesures de distorsion ne prennent en compte qu'une fonction de transfert, celle que nous connaissons et maitrisons pour les tubes comme pour les totors, correspondant à des signaux particuliers, mais pas représentative des signaux audio.
Ces mesures montrent sans appel pourquoi beaucoup de circuits conçus et mesurés avec des signaux sinusoïdaux ne sonnent pas bien, et pourquoi certains audiophiles l'entendent, car pas forcément de formation scientifique ou électroniciens, ils croient en leurs... oreilles. Et pour le coup dans le cadre de ce circuit, les oreilles ont raison, mais pas les mesures classiques.
J'ajouterais qu'Héphaïstos se posait également la question à partir du constat que bien des audiophiles préfèrent le vinyle au numérique, et avait déjà identifié une certain nombre de problèmes, liés au théorème de Shannon, et de son application je le cite, "non rigoureuse et hâtive". Ce qui est un autre débat.
Hélas, il nous a quitté avant.
Les mathématiques sont l'art de donner le même nom à des choses différentes. (Henri Poincaré)
