(12/08/2021-15:41:50)JM Plantefeve a écrit :Le terme courbe de réponse de coïncidence n'a commencé à circuler que vingt cinq ans après que(12/08/2021-11:11:16)forr a écrit : JMLC a montré tout l'intérêt d'une courbe de réponse en coïncidence plate* (début du XXième siècle)Puisque que tu évoques Siegfried Linkwitz, électronicien radio-fréquence qui a montré l'intérêt des déphasages nuls entre haut-parleurs, je joins un de ses articles, 1978, où les figures 1, 3 et 9 ont pour sujet des représentations en diagramme polaire. La figure 8 illustrant l'entraxe entre haut-parleurs. Pas de courbe de réponse en coïncidence en sorties de filtre électrique.
comme un préalable à une bonne "réaction" de l'acoustique de la pièce.
* C'est Linkwitz qui, sans la nommer ainsi, a montré l'intérêt des déphasages nuls entre haut-parleurs. (1976)
l'intérêt de la planéité de cette courbe ait été été mis en évidence par Linkwitz sans qu'il la connaisse
(un monsieur Jourdain des Phases ?).
Citation :On peut apprécier particulièrement la légende de la figure 21 : Measured voltages at the driver terminals of the complete system. A flat response does not seem to give natural-sounding reproduction.Les conditions dans lesquelles a été tracé le graphique ne m'apparaissent pas claires.
Ta position vis à vis du contenu de sa légende est-elle : t'en étonnes-tu ou es-tu d'accord ?
Linkwitz fait appel à une analogie avec la photographie pour laquelle une fidélité stricte aux couleurs ne paraît pas naturelle. Les capteurs de longueurs d'onde, argentiques comme numériques, appartiennent à la spectrométrie et sont conçus pour être scientifiquement infidèles afin de donner aux photos un rendu réaliste pour les humains. La maîtrise de ce rendu est à l'origine d'une branche de la physiologie : la colorimétrie.
Pourquoi la perception des sons aurait-elle un comportement différent de celle des images ? La fidélité scientifiquement la plus pure de la reproduction du son n'est pas celle qui donne la meilleure illusion.
Beaucoup de passionnés du son pensent que l'exactitude scientifique brute est indispensable pour bien le reproduire, c'est une erreur. La meilleure reproduction passe par une déformation maîtrisée... qui ne dispense nullement le recours à la science et aux mesures.
Comme pour l'image, il y a deux branches scientifiques pour le son, l'acoustique d'une part, l'audition d'autre part.
A titre d'exemple de "déformation", Linkwitz incorporait sur ses premières réalisations un petit creux vers 4 kHz dans la courbe de réponse. Rien a priori ne le justifiait sinon que sa propre perception l'inclinait à le faire. Je ne me souviens pas qu'il en ait donné la raison mais la justification pourrait en être que c'est à cette fréquence que l'oreille a la sensibilité la plus élevée en raison d'une résonance dans le pavillon des oreilles. Il a fini par supprimer, sans donner d'explication, ce petit creux.
Citation :Si on parle de fonctions de transfert cibles, un simulateur électronique convient très bien, avec affichage des phases à chaque voie. Quand on passe au filtrage électrique d'une enceinte acoustique, il faut un simulateur électroacoustique.
Outre ce qui concerne les filtres proprement dits, un simulateur électronique permet tout de même d'incorporer la courbe de réponse des haut-parleurs, des décalages temporels entre eux (même négatifs où ils s'avèrent très utiles !), des passe-tout, des égalisations, des transformées sous différentes formes, des sorties à impédance de sortie positive, négative ou en courant. Jusqu'à maintenant, cela m'a suffi en simulation.
Après, il y a les mesures acoustiques (je suis un peu mieux équipé que la moyenne sur ce rayon) qui peuvent présenter des résultats moins abstraits que ceux d'un simulateur électro-acoustique.
Je reviens à Linkwitz. J'ai eu une chance extraordinaire. J'étais à Londres pour une conférence portant sur la conquête de l'espace (où j'ai croisé le prince Charles pour la deuxième fois, vrai de vrai !). A la vue d'un kiosque à journaux, je me suis dit : pourquoi ne pas jeter un coup d'œil sur la presse électronique britannique ? J'ai acheté par hasard le numéro de juin 1978 de la toujours en avance revue Wireless World**.
Son contenu, entre autres : la réalisation des enceintes trois voies de Linkwitz et l'un des six articles de Baxandall sur l'amplification (étude chérie jusqu'à aujourd'hui des ampliphiles* et que Didden propose à la vente https://linearaudio.net/books/2219).
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L'article de Linkwitz m'a donné des bases solides pour des réalisations entamées des années plus tard.
A part le filtrage, le reste du système était de conception classique haut de gamme, trois voies, caissons de grave, satellites très inspirés de la BCC LS3/5A avec des medium et tweeter Kef, les B110 et T27.
La transformée et les passe-tout me fascinaient.
Après une longue période où, en audio, je me consacrais surtout à l'amplification, j'ai retrouvé Linkwitz par l'internet. Grosse surprise : il était passé au montage des haut-parleurs en dipôle. N'ayant jamais apprécié la diffusion en baffle-plan des haut-parleurs Rice-Kellogg, j'ai été plus que surpris de cette orientation que je n'allais certainement pas suivre. Détails :
https://www.linkwitzlab.com/models.htm#A
L'apparition du projet LXmini a néanmoins retenu mon attention, j'aimais bien l'esthétique de cette enceinte :
https://www.linkwitzlab.com/LXmini/Introduction.htm
Une vidéo, faite lors d'un salon Hifi avec une caméra portable se déplaçant dans toute la pièce, a réveillé ma curiosité. Ecoutée au casque, la démonstration était séduisante, il y avait cette sensation d'espace qui est pour moi la première qualité de la reproduction sonore. J'ai donc commencé à faire quelques manipulations pour juger de l'effet des haut-parleurs montés en bout de tube.
Immense déception, le rendu était catastrophique, sans doute du à l'effet de diffraction tout proche des membranes. J'en ai déduit que les haut-parleurs medium et aigu à émission directe devaient toujours être montés sur un baffle d'une largeur suffisante.
Si j'ai raconté cette histoire, c'est que je me demande dans quelle mesure un simulateur électro-acoustique aurait pu me mettre en garde sur cette configuration bipôle avant que je me lance dans xes expérimentations.
* https://worldradiohistory.com/Wireless_W...gazine.htm
** Pour les ampliphiles intéressés, je signale que Peufeu, membre français du forum DiyAudio, y fait en ce moment des étincelles avec une étude sur les étages de sortie (maillons faibles et distordant le plus des amplificateurs) :
https://www.diyaudio.com/forums/solid-st...otout.html
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