15/11/2020-12:58:46
(Modification du message : 15/11/2020-13:01:24 par jefourcade.)
RE: Au concert, en enregistrement ... réglage "courbe-cible", erreurs et vérités
nxx a écrit :Mais le son enregistré sur les disques est très différent de celui entendu en concert depuis la salle;
pour les captations, les micros sont placés en proximité des instruments, il n'y a pas ou très peu d'effet roll-off en HF dû à l’absorption de l'air,
et toutes les réflexions pourtant perçues en salle ne sont pas captées par ces micros.
La preuve, on est obligé ensuite d'ajouter des pistes spécifiques prises à distance plus importante
et de les doser finement afin d'introduire une notion de réverbération plausible,
afin de ne pas nuire à l'équilibre du mixage multimic/multicouples réglé précédemment.
En salle on est situé à une dizaine voire plusieurs dizaines de mètres des sources sonores,
ce qui procure une importante atténuation en fréquences aiguës et modifie directement le timbre des instruments,
en leur ajoutant une "couleur" propre à chaque salle et à chaque siège de cette salle,
aussi à cause des multiples réflexions tardives qui enrichissent le son direct produit au départ.
Tu te contredis. Tu expliques que la référence n'est pas l'écoute d'un spectateur situé dans la salle mais qu'on ajoute aux enregistrement des instruments en champ proche de la réverbération. N'est-ce pas pour revenir à ce qu'entend un spectateur ?
Tu fais une confusion sur l'utilité/l'inutilité du champ réverbéré. Celui-ci est nécessaire dans le cas de l'écoute de musiciens jouant dans une salle, néfaste dans le cas de la reproduction de la musique enregistrée. En effet dans ce dernier cas, il se superpose aux champ réverbéré de la salle de la prise se son que diffusent les enceintes.
C'est d’ailleurs une recommandation des cabines de mixage LEEDE que donne Don Davis à savoir qu'il doit y avoir un chemin anéchoïde entre les enceintes et l'ingénieur du son donnant un ITD (initial Time Delay) cabine supérieur de 5ms à l'ITD studio.
Mais tu as raison, c'est bien comme te le dis qu'on procède aux enregistrements. Mais il faut en comprendre la raison qui est économique : on ne veut pas dépendre de l'acoustique de la salle, ce qui permet d'enregistrer dans des salles à l'acoustique pourrie. On recrée artificiellement le champ réverbéré. Difficile d'accepter que ce soit ça la référence
D'autant qu'avec cette manière de faire, il est difficile de reproduire parfaitement la spatialisation des instruments.Alors évidemment, si l'on veut procéder à un enregistrement dans la salle - avec une tête artificielle par exemple - le résultat dépendra de la position de cette tête. C'est l'ingénieur du son qui choisira cet emplacement probablement au centre pas très loin de l'orchestre, là où il jugera que le rapport champ réverbère, champ direct lui convient, tout comme dans ton cas, l'ingénieur dose la quantité de réverbération qu'il introduit.
Mais avec une tête artificielle la spatialisation des instrument sera inégalée. On connait tous les fameux enregistrement d’André Charlin, fait avec une tête artificielle de son invention, dont les qualités sont généralement reconnus : http://gbaudiovision.fr/Disc_1.html
L'enregistrement binaural semble faire son retour https://fr.wikipedia.org/wiki/Enregistrement_binaural
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