Bonjour Jean-Marc,
Elle est encore moins perçue subjectivement dans les chaînes complètes où les bobines mobiles ont un comportement thermique objectivement plus sensible. Subjectivement, lors de "tests sérieux", personne ne l'identifie comme franchement identifiable.
- des modulations de courant faibles. Elles le sont d'autant plus que la contre-réaction est élevée.
- des modulations de tension entre émetteur et collecteur faibles.
Cela s'obtient habituellement avec des cascodes flottants dont la polarisation est raccordée à l'émetteur (éventuellement, on peut introduire une contre-réaction locale avec, par exemple, des Sziklai à la place de transistors).
Il y a une autre méthode, plus simple: configurer l'amplificateur en inverseur, signal et contre-réaction injectés sur l'entrée inverseuse, entrée non-inverseuse à la masse. Les variations de tension émetteur-collecteur sont alors très réduites.
Avec cette seconde méthode, un ampli suspecté de distorsion thermique en montage non-inverseur devrait voir celle-ci considérablement diminuée en le mettant en configuration inverseuse De toute façon, il y gagne en linéarité sur toute la bande audio.
Des questions s'ensuivent :
- qui s'est livré à l'expérience ?
- audibles, ces différences de configuration ?
- pourquoi si peu d'amplificateurs de puissance fonctionnent-ils en mode inverseur (pourtant recommandé par Bruce Hofer) ?
NB : attention, en configuration inverseuse, ne pas laisser l'entrée du signal "en l'air", il y risque d'oscillation locale, voire de destruction.
Cdt.
JM Plantefeve a écrit :Au delà de ses performances énergétiques, je me suis souvent dis que cette classe D devait être immunisée contre la distorsion mémoire thermique, puisqu'en commutation et non en régime linéaire. Une réalité servant mieux un punch propre que les électroniques à transistors de classe B (Kaneda 224) ?Cette distorsion mémo-thermique est difficile à mettre en évidence par des mesures. Je n'ai pas lu de comptes rendus d'expériences qui la démontrent sur un grand nombre d'appareils.
Elle est encore moins perçue subjectivement dans les chaînes complètes où les bobines mobiles ont un comportement thermique objectivement plus sensible. Subjectivement, lors de "tests sérieux", personne ne l'identifie comme franchement identifiable.
Citation :Un point que je pense souvent sous-estimé à la conception des électroniques de puissance, le traitement du signal à amplifier, au niveau de l'entrée (+), voire au niveau du réseau de contre-réaction (entrée -).Pour dissiper les craintes d'un éventuel comportement thermique nuisible provenant des étages d'entrée des amplificateurs, le traitement consiste à diminuer les variations de puissance au sein des transistors d'entrée. Pour ce faire, il faut qu'ils soient dans les conditions suivantes :
- des modulations de courant faibles. Elles le sont d'autant plus que la contre-réaction est élevée.
- des modulations de tension entre émetteur et collecteur faibles.
Cela s'obtient habituellement avec des cascodes flottants dont la polarisation est raccordée à l'émetteur (éventuellement, on peut introduire une contre-réaction locale avec, par exemple, des Sziklai à la place de transistors).
Il y a une autre méthode, plus simple: configurer l'amplificateur en inverseur, signal et contre-réaction injectés sur l'entrée inverseuse, entrée non-inverseuse à la masse. Les variations de tension émetteur-collecteur sont alors très réduites.
Avec cette seconde méthode, un ampli suspecté de distorsion thermique en montage non-inverseur devrait voir celle-ci considérablement diminuée en le mettant en configuration inverseuse De toute façon, il y gagne en linéarité sur toute la bande audio.
Des questions s'ensuivent :
- qui s'est livré à l'expérience ?
- audibles, ces différences de configuration ?
- pourquoi si peu d'amplificateurs de puissance fonctionnent-ils en mode inverseur (pourtant recommandé par Bruce Hofer) ?
NB : attention, en configuration inverseuse, ne pas laisser l'entrée du signal "en l'air", il y risque d'oscillation locale, voire de destruction.
Cdt.
