15/02/2012-16:30:41
(Modification du message : 15/02/2012-16:34:24 par jeanmichellcl.)
RE: Amortissement de pavillon
Bonjour Christophe,
En réalité dans certains pavillons il y a bien conduction solidienne depuis le diaphragme jusqu'à l'embouchure. La vitesse du son dans le matériau constituant la paroi du pavillon est 10 voire 20 fois plus grande que dans l'air (340m/s).
A la mesure, par exemple lorsqu'on utilise la méthode d'Angelo Farina qui permet à partir d'un balayage de sinus de recueillir la réponse impulsionelle, on constate la présence d'une petite impulsion arrivant légèrement avant l'arrivée de l'impulsion correspondant à la transmission aérienne.
Les modes de déformations mécaniques de la paroi du pavillon et plus particulièrement à l'embouchure vont pouvoir être excités et on peut comme cela avoir pour certaines fréquences une résonance.
Le test qui est à réaliser n'est pas de frapper le pavillon à l'embouchure (cela ne sert qu'à juger éventuellement des capacités d'amortissement du matériau) mais bien de frapper à sa gorge, pour voir si l'embouchure transmet un son. En fonction de la forme du pavillon et de la nature du matériau employé pour le construire l'émission parasite est plus ou moins forte.
Pour les pavillons possédant une transmission solidienne forte accompagnée par des modes de vibration mal contrôlés, on a intérêt alors à amortir le pavillon, comme Goto le fait par exemple avec de la poix, on peut aussi utiliser du bitume, de la feuille de plomb bitumée...
On trouve de petits accéléromètres pas très chers mais on peut aussi utiliser une cellule phono de basse qualité pour effectuer des mesures pour metter en évidence ce type de phénomène.
Cordiales salutations,
Jean-Michel Le Cléac'h
En réalité dans certains pavillons il y a bien conduction solidienne depuis le diaphragme jusqu'à l'embouchure. La vitesse du son dans le matériau constituant la paroi du pavillon est 10 voire 20 fois plus grande que dans l'air (340m/s).
A la mesure, par exemple lorsqu'on utilise la méthode d'Angelo Farina qui permet à partir d'un balayage de sinus de recueillir la réponse impulsionelle, on constate la présence d'une petite impulsion arrivant légèrement avant l'arrivée de l'impulsion correspondant à la transmission aérienne.
Les modes de déformations mécaniques de la paroi du pavillon et plus particulièrement à l'embouchure vont pouvoir être excités et on peut comme cela avoir pour certaines fréquences une résonance.
Le test qui est à réaliser n'est pas de frapper le pavillon à l'embouchure (cela ne sert qu'à juger éventuellement des capacités d'amortissement du matériau) mais bien de frapper à sa gorge, pour voir si l'embouchure transmet un son. En fonction de la forme du pavillon et de la nature du matériau employé pour le construire l'émission parasite est plus ou moins forte.
Pour les pavillons possédant une transmission solidienne forte accompagnée par des modes de vibration mal contrôlés, on a intérêt alors à amortir le pavillon, comme Goto le fait par exemple avec de la poix, on peut aussi utiliser du bitume, de la feuille de plomb bitumée...
On trouve de petits accéléromètres pas très chers mais on peut aussi utiliser une cellule phono de basse qualité pour effectuer des mesures pour metter en évidence ce type de phénomène.
Cordiales salutations,
Jean-Michel Le Cléac'h
Sato a écrit :Mais la démarche la plus scintifique reste l'utlisation d'un accelerometre (voir 2 si l'on souhaite voir les modes associés)...
Jean Michel a peut etre déjà du se pencher sur le probléme?
Christophe
