narshorn a écrit :La fonction d'un câble est de véhiculer un signal électrique en le protégeant au mieux d'altérations qui sont de deux sortes :escartefigue33 a écrit :Dans un câble RCA qui véhicule des signaux audio, les courants sont très faibles, l'effet d'une résistance de contacts de quelques centaines de milliohms ou bien davantage est nul.Nul pour un appareil de mesure conçu pour visualiser un seul paramètre peu important pris isolement. C'est bien là le problème.
Sur un câble RCA, une perte résistive pure n'aura aucune chance d'être perceptible à l'écoute. Sur un câble HP, ce sera différent.
J'aurais tendance à plutôt penser que plus petit est le courant, plus faible il est, plus la structure de conducteurs, leur agencement, le diélectrique va jouer sur le résultat sonore, si on raisonne avec des structures totalement immunes au bruit extérieur;
- structure cristalline des métaux et qualité de la transmission des variations des charges signal entre cristaux. Micro-amorces entre grains, d'où l'effet de l'oxydation jusqu'au niveau microscopique. Adoption de brins uniques cuivre Continuous Cast isolés pfte.
- Micro-amorces au niveau de l'interface conducteur/diélectrique, d'où la règle des HF applicable aussi à l'audio, diélectriques "nobles" (air sec, PP, PE foam, pfte, porous_ptfe).
- L'onde électromagnétique, énergétique du signal passe en grande proportion à travers le diélectrique présent guidé entre les 2 "rails" conducteurs (importance de l'état de surface de ceux-ci). Il reste cependant un rayonnement externe aux conducteurs, qui peut être minimisé par l'agencement/profil de ceux-ci. On néglige souvent cet aspect du signal au travers d'un câble, pour n'en souvent retenir que l'effet "pile" (sens de déplacement des électrons et différences de potentiel, RDC en BF et impédance caractéristique en HF).
- Au niveau du connecteur le signal quitte un vecteur cuivre/diélectrique aux propriétés bien spécifiques pour se retrouver au travers d'une soudure Sn/Pb sur un morceau de laiton doré ou argenté, avec un autre diélectrique. Cela crée forcément un changement dans certains paramètres de la transmission, autres que la RDC, etc. Aucun protocole de test sur signaux large bande de transmission n'existe à ce sujet à portée de l'amateur.
Pourquoi ne pas utiliser sagement et en toute liberté des connecteurs aux pins cuivre, protégés de l'oxydation (dorure/argenture de qualité, sans substrat nickel intermédiaire, de moindre masse/épaisseur, afin de modifier au minimum les paramètres de transmission du câble ?
- celles provoquées par les parasites de l'environnement.
- celles dues aux non-linéarités des matériaux constitutifs.
Rappelons qu'il a été émis à propos de ces derniers l'hypothèse d'effets de "micro-diodes" (une diode est un composant typiquement non linéaire, elle se comporte comme une résistance bizarroïde ne respectant pas la loi d'Ohm, à savoir variant fortement en fonction de la tension qui lui est appliquée) et de "micro-décharges d'interface".
L'immunité aux parasites s'étudie efficacement de façon scientifique. Elle fait l'objet de quelques ouvrages au contenu peu contesté mais, hélas, aussi peu lu.
La non-linéarité s'étudie très bien aussi. Avec notamment des distorsiomètres harmoniques. Appareils qui font voir rouge certains audiophiles : ils leur reprochent de donner des mesures sans rapport avec les ressentis à l'écoute. Ce faisant, ils se trompent, le seul but de ces appareils est de fournir des mesures des non-linéarités. A chacun de les interpréter par la suite comme il l'entend et d'établir ou rejeter leur corrélation avec l'écoute.
Au début des années 2000, un exploit obtenu avec un distorsiomètre ultrasensible a été d'établir des liens entre distorsions harmoniques et faiblesses diélectriques des condensateurs. Ces liens se sont montrés beaucoup plus "départageurs" que des tests réalisés en régime transitoire auparavant par quelques grandes figures de l'audio (USA, années 1980).
A ce jour, il ne semble pas que les câbles pour lesquels il est beaucoup question de diélectrique et d'association de métaux aient jamais montré de faiblesses intrinsèques de linéarité telles qu'elles soient mesurables avec les instruments les plus pointus qui existent.
Ce qui fait que c'est de l'immunité aux parasites des liaisons entre appareils dont on doit se soucier avant tout.
