02/08/2019-21:48:19
RE: des rubans à l'anglaise
Bonsoir Raoul et Jean,
comme vous le notez mon système, basé sur des ESL63 alimentées par le préampli L-08C + blocs L-08M de Kenwood n'essaye pas de rivaliser avec des pavillons + ampli à lampes. J'ai eu peu d'occasions d'écouter ces derniers, mais j'ai noté qu'ils étaient supérieurs en impact, en percussion, en énergie. Mais ce que je recherche avant tout (je dis cela sans vouloir les opposer) c'est la musicalité et l'espace sonore qu'on ressent en concert, surtout classique. Les QUAD le permettent. Elles ne donnent pas des sensations fortes, mais du plaisir musical à l'écoute d'un clavecin, d'une contrebasse, d'une soprano ou d'un orchestre. Elles ne permettent pas de faire entrer un train ou un hélicoptère dans l'auditorium, mais j'essaye de leur faire renaître les impressions ressenties au concert, depuis ma place si possible aux premiers rangs.
Ce matériel seul n'y suffit pas, il faut travailler (beaucoup) la mise en oeuvre. C'est là où interviennent les idées glanées sur la toile, dont l'exemple le plus connu est le Ionostat. Sur ce plan je n'ai pas une "démarche" comme Jean, qui a un objectif, analyse rationnellement les solutions, se donne les moyens de ces solutions, et vérifie les résultats par mesures et écoutes. Dans mon cas ma "démarche" se limite à essayer ces idées parfois improbables, souvent sans chercher à comprendre le modus operandi, et à retenir celles qui vont dans le sens expliqué plus haut. Cela demande du temps, des retours en arrière, des essais mais finit par converger vers cette impression d'une bonne définition, et que ça "passe" naturellement, à commencer par les voix. Juste un exemple : la position des QUAD est au mm, il en a fallu des écoutes pour arriver à cet optimum !
Un critère que j'ai traqué pas à pas est la spatialisation. Sur orchestre, on ressent les violons au 1er rang, et les vents tout au fond, avec tous les intermédiaires. Sur des morceaux de Pierre Henry ou sur "Private Investigations" de Dire Strait on visualise des bruits ou des riffs qui partent dans les lointains. Sur une voix ou un instrument solo, il est au 1er plan et on a l'impression de pouvoir tourner autour, tout en situant parfaitement les réverbérations créées par la salle de l'enregistrement. S'll est accompagné, on ressent l'orchestre derrière lui en arc de cercle.
Cela dit au cours de ces étapes, j'ai pu améliorer la micro-dynamique, la pêche, les impacts, même si je ne cherche pas à retrouver ceux des pavillons.
Pour résumer je dirais qu'il s'agit là d'un système de mélomane et les pavillons seraient plus pour audiophiles. Ce sont deux faces d'un même idéal, deux approches possibles. Peut-être qu'un jour les deux seront conciliées, au sommet ?
Philippe
comme vous le notez mon système, basé sur des ESL63 alimentées par le préampli L-08C + blocs L-08M de Kenwood n'essaye pas de rivaliser avec des pavillons + ampli à lampes. J'ai eu peu d'occasions d'écouter ces derniers, mais j'ai noté qu'ils étaient supérieurs en impact, en percussion, en énergie. Mais ce que je recherche avant tout (je dis cela sans vouloir les opposer) c'est la musicalité et l'espace sonore qu'on ressent en concert, surtout classique. Les QUAD le permettent. Elles ne donnent pas des sensations fortes, mais du plaisir musical à l'écoute d'un clavecin, d'une contrebasse, d'une soprano ou d'un orchestre. Elles ne permettent pas de faire entrer un train ou un hélicoptère dans l'auditorium, mais j'essaye de leur faire renaître les impressions ressenties au concert, depuis ma place si possible aux premiers rangs.
Ce matériel seul n'y suffit pas, il faut travailler (beaucoup) la mise en oeuvre. C'est là où interviennent les idées glanées sur la toile, dont l'exemple le plus connu est le Ionostat. Sur ce plan je n'ai pas une "démarche" comme Jean, qui a un objectif, analyse rationnellement les solutions, se donne les moyens de ces solutions, et vérifie les résultats par mesures et écoutes. Dans mon cas ma "démarche" se limite à essayer ces idées parfois improbables, souvent sans chercher à comprendre le modus operandi, et à retenir celles qui vont dans le sens expliqué plus haut. Cela demande du temps, des retours en arrière, des essais mais finit par converger vers cette impression d'une bonne définition, et que ça "passe" naturellement, à commencer par les voix. Juste un exemple : la position des QUAD est au mm, il en a fallu des écoutes pour arriver à cet optimum !
Un critère que j'ai traqué pas à pas est la spatialisation. Sur orchestre, on ressent les violons au 1er rang, et les vents tout au fond, avec tous les intermédiaires. Sur des morceaux de Pierre Henry ou sur "Private Investigations" de Dire Strait on visualise des bruits ou des riffs qui partent dans les lointains. Sur une voix ou un instrument solo, il est au 1er plan et on a l'impression de pouvoir tourner autour, tout en situant parfaitement les réverbérations créées par la salle de l'enregistrement. S'll est accompagné, on ressent l'orchestre derrière lui en arc de cercle.
Cela dit au cours de ces étapes, j'ai pu améliorer la micro-dynamique, la pêche, les impacts, même si je ne cherche pas à retrouver ceux des pavillons.
Pour résumer je dirais qu'il s'agit là d'un système de mélomane et les pavillons seraient plus pour audiophiles. Ce sont deux faces d'un même idéal, deux approches possibles. Peut-être qu'un jour les deux seront conciliées, au sommet ?
Philippe
