22/07/2019-18:14:06
RE: Mesure de la distance critique
"D'autre part parmi les trois solutions, laquelle est vraiment la distance critique, c'est à dire la distance ou l'intensité du champ direct vaut la moitié de l'intensité totale ?
Au vu des courbes d'ajustement, j'aurai tendance à dire que la meilleure estimation est celle du tableur, non ?"
Pour ma part, lorsque je détermine une distance critique j’utilise la formule usuelle en mesurant au préalable le durée de réverbération. Mais en procédant ainsi j’introduis inévitablement un biais, car le Tr mesuré n’est pas le Tr Sabine, en conséquence l’absorption déduite n’est pas une absorption de Sabine !
Votre méthode de calcul comme la formule usuelle, estime toutes les deux la distance critique par mesurage indirect et elles utilisent des mêmes équations initiales. Elles devraient donc donner les mêmes résultats.
Votre feuille de calcul a pour données d’entrées des niveaux en fonction de la distance alors que la formule usuelle se sert du Tr, de V et de Q. Il faudrait donc se livrer à un calcul d’incertitude pour déterminer la méthode la plus fidèle. Pour la formule usuelle, c’est encore assez aisé à faire, mais en ce qui concerne votre méthode c’est bigrement plus compliqué.
Maintenant, le Tr ou le SPL mesuré (ou estimé par tir de rayon) englobe les réflexions précoces au champ diffus. De facto, cela entraîne un artefact, car la distance critique n’est définie que par rapport au direct et au diffus. En passant par la mesure du SPL, on surestime l’intensité du champ diffus et on sous-estime systématiquement la distance critique ce qui va dans le sens de la "sécurité" pour l'audiophile.
L’intérêt de votre méthode réside surtout dans la simplicité, pas de mesure de Tr, pas d’estimation de Q. Par contre, elle est très sensible aux paramètres d’entrées c’est-à-dire que si la décroissance mesurée est éloignée de la courbe théorique alors le résultat seront suspicieux.
Bousouk
Au vu des courbes d'ajustement, j'aurai tendance à dire que la meilleure estimation est celle du tableur, non ?"
Pour ma part, lorsque je détermine une distance critique j’utilise la formule usuelle en mesurant au préalable le durée de réverbération. Mais en procédant ainsi j’introduis inévitablement un biais, car le Tr mesuré n’est pas le Tr Sabine, en conséquence l’absorption déduite n’est pas une absorption de Sabine !
Votre méthode de calcul comme la formule usuelle, estime toutes les deux la distance critique par mesurage indirect et elles utilisent des mêmes équations initiales. Elles devraient donc donner les mêmes résultats.
Votre feuille de calcul a pour données d’entrées des niveaux en fonction de la distance alors que la formule usuelle se sert du Tr, de V et de Q. Il faudrait donc se livrer à un calcul d’incertitude pour déterminer la méthode la plus fidèle. Pour la formule usuelle, c’est encore assez aisé à faire, mais en ce qui concerne votre méthode c’est bigrement plus compliqué.
Maintenant, le Tr ou le SPL mesuré (ou estimé par tir de rayon) englobe les réflexions précoces au champ diffus. De facto, cela entraîne un artefact, car la distance critique n’est définie que par rapport au direct et au diffus. En passant par la mesure du SPL, on surestime l’intensité du champ diffus et on sous-estime systématiquement la distance critique ce qui va dans le sens de la "sécurité" pour l'audiophile.
L’intérêt de votre méthode réside surtout dans la simplicité, pas de mesure de Tr, pas d’estimation de Q. Par contre, elle est très sensible aux paramètres d’entrées c’est-à-dire que si la décroissance mesurée est éloignée de la courbe théorique alors le résultat seront suspicieux.
Bousouk
