jefourcade a écrit :L'erreur que vous faites et que fait également Roland (c'est du moins mon point de vue mais partagé par beaucoup de gens sur ce forum), est de ne pas considérer le pavillon comme ayant des qualités intrinsèques mais considérer uniquement les critères objectifs qui le caractérisent comme évidement un fort SPL et une directivité contrôlée.
JL Ohl http://www.ohl.to/about-audio qui est un professionnel de l'audio (et au dela de tout, un grand passionné de tout ces sujets), est propriétaire d'un QSC ABX comparator, permettant de vrais tests ABX double aveugle, voici le mode d'emploi : http://www.ackthud.net/shawnfogg/pics/te...manual.pdf
Ce serait intéressant de comparer un transducteur pavillonné et un autre sans pavillon (un 6,5" par exemple) sur une bande de 300 à 2kHz), en extérieur, niveau égalisé à 0,2dB et écoute plein axe.
Ainsi il serait possible de constater si différence il y a.
A mon avis, il n'y a rien a entendre en extérieur.
Ce qui veut dire qu'il n'y a pas d'autre critère que le SPL et la directivité, puisqu'en extérieur, en 2pi, il n'y a pas de sujet sur la directivité... Le comparatif serait rapide.
Pensez vous qu'en extérieur il y aurait une différence perceptible sur ce type de test ?
En intérieur, il y aura une différence compte tenu de la variable "directivité".
La distance critique va reculer avec la solution pavillonné, car le champ direct sera reculé par resserrement du rayon H et V, au pro rata de la différence des directivité entre les 2 transducteurs (rad direct Vs PAV).
L'excitation des parois sera différentes et le "perçu" sera différent pour cette raison, donc, différenciable sous protocole ABX.
Ce sera normalement moins pour pour les rasions exposées dans mon premier post.
Les sensations de perçus doivent être purgées par des comparatifs ABX double, après mise à niveau.
C'est le seul moyen pour éclaircir ces doutes et quitter le subjectif pour entrer dans l'objectivisme.
Ces travaux / tests ont été fait avant nous, Roland pourrait sans doute vous répondre mieux la dessus concernant les différentes expériences du passé, dont les siennes.
jefourcade a écrit :Je comprends cette attitude dans une optique pro où un professionnel n'ira jamais proposer un système à pavillon dans 25m2 avec une écoute à 3 m y compris pour le medium (c'est ce que dit Roland "dans le medium aigu oui, et encore ...").Les professionnels optent pour les meilleurs solutions, compte tenu des budgets "no limite" pour certains studios, s'inspirer de ce qu'il font "côté source" et "coté acoustique" est probablement la voie à suivre, si on est d'accord sur l'objectif, faire tenir une réponse la plus homogène possible en zone d'écoute, direct et diffu confondus.
Il faut etre d'accord sur ce premier point, car je ne sais pas si c'est évident pour vous:
Pour moi :
- une enceinte parfaite à la mesure freefield, dont les directivité axe et hors axe collent au programme d'une acoustique de salle étudiée
- écoute à la distance critique, sans modes audibles et bruit de fond de salle bas
- toute la bande passante disponible de 20 à 20kHz
- une distortion très faible sous le seuil d'audibilité en fréquence sensible
Si ces points sont réunis, ce rapport salle / enceintes, apporte le plaisir maximal à l'écoute.
Si on est d'accord sur ce principe de base et avant de mettre au point des systèmes entièrement pavillonés, il faut réunir tout les critères d'une bonne enceinte, évoqué dans mon post numéro 2.
La liste est longue, ça c'est déjà en condition freefield, avec une ouverture large si la salle n'est pas trop grande et une homogénéité dans les courbes de directivité.
La directivité est le sujet le plus important d'une enceinte, elle doit etre exempte de défaut sur sa réponse hors axe pour une parfaite réponse en puissance.
Il faut donc, en extérieur, concevoir l'enceinte, mesurer les directivités bandes par bande, définir les raccords (les pentes electriques + acoustiques à Fc), pour finalement... s'apercevoir qu'un système trop directif est moins agréable à l'écoute qu'un système qui ouvre large et offre de meilleurs sensations d'immersion à distance critique, sauf si la distance critique est à 10 metres... mais à 3 mètres, y a pas photo.
jefourcade a écrit :Mais, il ne faut pas oublier que le but ultime est l'écoute et pas mal de personnes pensent que le transducteur qui permet d'atteindre le nirvana de la qualité sonore est le haut-parleur à pavillon.
Mais pour quelles raisons alors, si on a déjà la réponse d'un ABX en extérieur qui prouve qu'il n'a à pas de différence audible ?
jefourcade a écrit :Certes, c'est un point de vue subjectif.Ca oui, mais il faut se convaincre d'un raisonnement objectif (test comparatif ABX en extérieur) permettant de comprendre aussi les autres, lorsque 99% de la planete fait autrement !
jefourcade a écrit :Mais respectable.Le simple partage de la passion et l'interet que nous tous y portons ici oblige aux respects, je vous rejoins par passion dans l'échange car je le trouve intéressant sur le débat et les divergences d'opinions, c'est ça qui rends les échanges sympas et fructueux, les bonnes relations démarrent souvent de la sorte et c'est un plaisir, car on est quand meme pas très nombreux à échanger autour de cette passion !
jefourcade a écrit :Vous comprendrez dans ce cas, que parler de taille de salle où que sais-je n'a plus d'intérêt.Le fait de reculer la distance critique par resserrement des angles de directivité n'écarte aucunement des difficultés des lois acoustiques de la salle, comment expliqueriez vous que l'on puisse s'en extraire ?
C'est là le point interressant de cet échange, vos avis / prise de consicience sur les phénomenes acoustiques sont mal interprétés, d'ou ces confusions.
Le fonctionne et d'un système audio en intérieur est sans rapport avec ce système en extérieur, la différence c'est les murs, la reverberation la façon dont les murs vont "restituer les fréquences, dans quelles conditions etc, le sujet est très complexe
jefourcade a écrit :J'ai fait un post sur l'amplitude de déplacement des membranes que je vous invite à lire si ce n'ai pas déjà fait. Certes ce n'est pas une démonstration de la supériorité incontesté du pavillon. Mais, pour tout le moins, il me semble que ça ne peut aller qu'à son avantage.Je vais le lire, mais je ne comprends pas bien pourquoi ne prendre que le sujet du X, si la bobine se déplace de trop dans le champ, oui, ça fait monter la disto, pour cette raison Thxrd indiquait un point qui pour lui est vital, un raccord vers les 80Hz pour couvrir la partie Sub avec un HP à T&S dédiées (grand X, course longue) et au dessus de 80Hz, un HP qui ne gigote pas beaucoup, ça limite la disto, ceci en complément du manque de précision du hp dédié infra qui couvre sous les 80Hz, peu amortit, Mms élevé.
Question : que vient faire le pavillon là dedans ?
Quel est le truc magique qui se passe ? (tout se mesure, tout est explicable)
jefourcade a écrit :Mais il y a bien un point sur lequel je suis d'accord avec Roland :C'est le seul point ou je ne rejoins pas tout à fait Thxrd, j'aime bien le design d'une belle enceinte dans un salon ou autre, c'est un objet que j'aime bien de visuel, mais il ne faut pas que ce soit au détriment de la performance globale, comme le montage InWall est théoriquement l'un des plus performant... c'est lui qui au final à raison...
[quote=thxrd]
mais comme dit l'autre ..les gouts et les couleurs ...
A vous lire !
