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#11
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#12
RE: On marche sur des crêtes
[quote pid="198771" dateline="1690868906"]

Mais vu d'aujourd'hui Intersample True Peak à +0,23 dB, écrêtage digital garanti, identifié par chaque barre rouge :
[/quote]

Bonjour,

Et .........un écrêtage de 0.23 dB ça s'entend ?
Il y a 50 ans on devait choisir entre avoir du souffle (mauvais rapport signal/bruit) ou avoir un risque d'écrêtage audible, la Deutsche Grammophon avait fait le choix du souffle pour éviter toute saturation audible !
On est en 2023 aujourd'hui ( et depuis les années 80 ) on a le numérique en qualité CD au minimum cela permet largement d'éviter la saturation numérique et de garder un rapport S/B suffisant y compris pour la musique classique.
Certains CD sont gravés au maximum nous obligeant à baisser le volume (numériquement ou avec le traditionnel potar)  alors qu'il pourraient être gravés 20 dB plus bas sans problème (d'ailleurs  la Deutsche Grammophon continue au contraire de ses concurrents à graver très bas) .
C'est un choix de marketing par exemple pour du Dire Straits il faut que ça crache ( on atteint 2,4 volts crête en sortie de DAC)  !!! 
Est-ce que parfois les éditeurs dépassent les bornes des limites ? Ils ont les moyens de se caler à la limite +/- 0,23 dB  Big Grin
La saturation numérique il faut vraiment le faire exprès !
En ce qui concerne la compression de la dynamique c'est un autre choix qui n'a rien à voir avec la saturation puisqu’on peut si on le veut garder toute la dynamique de toutes les  œuvres musicales existantes sans saturation et sans compression de dynamique et sans souffle  y compris l'ouverture 1812 de tchaikovsky avec ses coup de canon à la fin !

Denis,
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#13
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#14
RE: On marche sur des crêtes
Citation :Et .........un écrêtage de 0.23 dB ça s'entend ?

Bonsoir,

Oui, cela s'entend.
Si le signal écrêté est noyé dans une masse orchestrale et si à faible niveau il passera inaperçu c'est sûr, d'autant plus si cela ne se produit qu'une seule fois. Par contre sur de petites formations et d'autant plus en acoustique le défaut sera révélé et fort désagréable. Un écrêtage numérique produit une "troncature" tendant à transformer le signal voulu en signal carré + génération d'harmoniques aléatoires autant de fois par echantillons. Le ressenti audio à l'écoute pourra aller du manque (silence) dans le meilleur des cas à des bruits/clics qui feront penser à une forme de saturation (mais ce n'est pas une saturation).

Bien entendu, ici je ne parle pas du tout de l'écrêtage voulu pour raisons artistiques, ceci est une toute autre histoire.

L'histoire de la gravure au plus haut volume possible est typique de la "loudness war ", les oreilles peut averties ayant tendance à préférer le signal le plus fort, le considérant comme " meilleur ".

Le malheur est que les ampli modernes ont une sensibilité très élevée pour sortir leur puissance le plus tôt possible pour ces même raisons. Ce que l'utilisateur oublie, c'est que si besoin est en présence d'un signal audio moins fort parce que moins poussé en volume numérique, il suffit de tourner un peu plus le bouton de volume et on retrouve le niveau suffisant pour une écoute confortable.
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#15
RE: On marche sur des crêtes
[quote pid="199308" dateline="1691262996"]
 Ce que l'utilisateur oublie, c'est que si besoin est en présence d'un signal audio moins fort parce que moins poussé en volume numérique, il suffit de tourner un peu plus le bouton de volume et on retrouve le niveau suffisant pour une écoute confortable.
[/quote]

En effet sauf qu'à ce petit jeu on crée  des montagnes russes dans le parcours du signal . (russe c'est pas bien en ce moment)
Si on met un CD gravé fort (au maxi) que derrière on met un dac qui sort beaucoup de niveau analogique avec des tensions de 2,5 volts crêtes qu'en plus on met un ampli avec un gain de 30 X et que pour finir on met des enceintes à haut rendement il faut à un moment mettre une sourdine sur le signal !
 (pour ne pas supporter 130 db dans son domicile).
Et là il  y a 2 façons de faire :
*1*  Un potar classique qui va diviser le signal par 50 ou par 100 avec un gros risque de déséquilibre stéréo (il  faut plutôt commencer par dégrossir avec un pont de résistances à 1% calibrées)
*2*  Mettre une réduction numérique sur le signal et là ..... il y a vraiment intérêt à dépasser la qualité CD  (au moins du 24/96 voir plus) car si  on divise par 100 numériquement un signal 16 bits/44.1  on passe de 65536 niveaux à 655 niveaux utiles l'échelle étant linéaire ......ce qui nous ramène à moins bien que du 10 bits utiles.
J'ai le problème avec le filtre actif DCX 24/96 Pro c'est un excellent appareil mais souvent mal utilisé par les audiophiles qui ne le laissent pas sortir le très haut niveau pour lequel il est construit ! Il marche très bien si  à sa sortie on divise par 100 le signal avec des résistances calibrées.
J'ai aussi le problème avec internet (avec les chaines classiques) qui me donne un signal hyper affaibli numériquement je pense que c'est même pas du 8 bits utiles /441.1  et c'est pas fameux.

Calculs :

Le CD Dire Straits sort 2,4 volts crêtes si on a un ampli 30 x on obtient 72 volts crêtes (ampli costaud)  sur 8 ohms c'est 648 watts sur des enceintes de 100db/1watt si elles supportaient 648 watts on atteindrait 128,1 db 
Admettons que sur cette chaine on veut paisiblement avoir des crêtes à 80 db (83 dB avec 2 enceintes) dans la pièce d'écoute il faut donc enlever 48,1 db sur le parcours du signal donc à un moment il faut diviser le signal par 250.
*Numériquement on passe à 8 bits (sauf à up grader la résolution numérique avant le volume numérique) 
* ou bien utiliser un pont de résistance 200 ohms et 47 kiloohms qui fera l'affaire.

Perso mes amplis DIY ont des gains de 22 X  mais je dois sacrément  atténuer le signal quand même.

Denis,
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#16
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#17
RE: On marche sur des crêtes
Mode humour ON
Il n'y a pas qu'en hi-fi que l'on marche sur les crêtes, en montagne aussi.
Mode humour OFF
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#18
RE: On marche sur des crêtes
Bonjour,

Un petit oubli dans mes calculs a été la distance :
Si l'enceinte donne 100 db/1watt  à 1 m et qu'on l'écoute à 4 mètres il faut tenir compte de la distance ( c'est -6 db chaque fois que la distance double en champ libre .....en salle ça dépend )
De toutes façons avec un CD gravé au maxi et des enceintes à haut rendement on va atténuer autour de 100 X pour une écoute paisible.
L'écoute paisible est un vrai sujet audiophile :
En effet il est hors de question d'écouter chez sois au niveau réel du concert (rock  pop ou classique philharmonique) du coup une correction physiologique de l'oreille peut être judicieuse.
Une prise de son numérique "flat" d'un groupe qui joue fort peut s’avérer catastrophique :
Par exemple j'ai un CD du groupe MUSE (best of) qui est écoutable sur un radio cd portatif à volume élevé mais pas sur un système HDG.
Denis,
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#19
RE: On marche sur des crêtes
Bonjour,

Un titre assez amusant à tester c'est Tableaux d'une Exposition Gnome James Levine, sur CD RDS ou NRDS.
Un écrêtage massif qui passe inaperçu sinon totalement inaperçu ...

Je n'ai pas les références sous la main mais je peux les retrouver.
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#20
RE: On marche sur des crêtes
(07/08/2023-10:09:47)tonipe a écrit : Mode humour ON
Il n'y a pas qu'en hi-fi que l'on marche sur les crêtes, en montagne aussi.
Mode humour OFF

Mode humour ON
à remarquer que dans le Puy de Dôme les crêtes sont largement émoussées à l'image des troncatures opérées sur les mesures pour la mise en œuvre des corrections sur les enceintes de DP ... en aurait-il été autrement si il avait habité dans les Alpes ?
Mode humour OFF
@udiophilement,
Nicolas
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