28/05/2026-12:07:52
RE: Le chant des abeilles
(28/05/2026-09:14:48)xtof a écrit :(28/05/2026-09:06:25)rififi a écrit :(27/05/2026-15:32:02)xtof a écrit :(27/05/2026-14:32:20)escartefigue33 a écrit : Les abeilles qui habitent les trous des fenêtres ne sont pas des "mouches à miel" comme on les appelait jadis.
Bien vu Escartefigue33 (Gerard ?),
C'est tout à fait ça !
Ceux qui s'installent dans les petits trous d'évacuation des fenêtres en PVC ou en bois, ce sont des abeilles solitaires (comme l'Osmie rousse). Elles utilisent ces cavités pour y déposer leurs œufs avec un peu de pollen, puis elles bouchent le trou avec de la terre ou des feuilles mâchées.
Tu fais bien de rappeler le terme de « mouche à miel » de jadis, qui était réservé uniquement à l'abeille des ruches. Nos locataires des fenêtres, elles, ne produisent pas de miel à récolter, mais elles bossent d'arrache-pied pour les fleurs et les arbres fruitiers du coin !
Christophe.
J'ai des abeilles solitaires dans ma petite cour en ville. J'ai installé une boite avec des tubes qu'elles remplissent inlassablement et bouchent soit avec de la terre, soit avec des bout de feuilles découpées, parfois une sorte de bourre blanche. Elle ne vivent visiblement pas longtemps (5/6 semaines d'après ce que j'ai lu), mais au printemps suivant leur progéniture pointe le bout de son nez et prend le relais. Elles son très discrètes dans leur manège, sociables même lorsqu'on est proche. Tous les ans il y a quelques bourdons qui passent leurs journées dans le pied de sauge, je vois également quelques charpentières qui cherchent elles aussi un (gros) trou dans les volets.
Ce n'est pas grand chose, ça ne demande même pas de s'en occuper à part nettoyer le petit abri et remplacer les tubes tous les ans (on peut faire plus) et c'est bon pour la pollinisation dont la tendance globale est à la baisse.
Salut Philippe,
C'est un magnifique témoignage ! Ta petite cour en ville est la preuve parfaite qu'avec trois fois rien, on peut créer un vrai havre de paix pour la biodiversité.
Tes observations sur ton "hôtel à insectes" sont d'une précision d'entomologiste. Ce que tu décris montre que tu accueilles plusieurs espèces bien distinctes d'abeilles solitaires :Tu as totalement raison sur leur cycle de vie : l'adulte ne vit que quelques semaines, le temps de pondre et d'assurer la descendance, tandis que les larves passent tout l'hiver bien au chaud dans tes tubes avant de pointer le bout de leur nez au printemps suivant.
- Celles qui bouchent avec de la terre : Ce sont très probablement des Osmies (comme l'Osmie rousse ou l'Osmie cornue). Ce sont les premières à sortir au tout début du printemps.
- Celles qui utilisent des morceaux de feuilles : Ce sont les Mégachiles (ou abeilles coupeuses de feuilles). C'est fascinant de les voir découper de parfaits petits ronds dans les feuilles de rosier ou de glycine pour tapisser leurs tunnels.
- Celles qui mettent de la bourre blanche : Là, tu as affaire à des Anthidies (souvent appelées abeilles cotonnières). Elles récoltent les poils des plantes duveteuses (comme la sauge sclarée ou l'oreille d'ours) pour fabriquer un nid douillet à leurs larves.
Quant aux Xylocopes (les abeilles charpentières, ces gros bombardiers violets qui s'intéressent à tes volets) et aux bourdons sur ta sauge (une plante mellifère fantastique), ils complètent à merveille ton tableau.
Comme tu le dis si bien, ça ne demande aucun effort au quotidien, juste un peu de bienveillance et d'observation. Chapeau pour cette initiative, si chaque cour ou balcon en ville en faisait autant, les pollinisateurs se porteraient bien mieux !
Merci et très bonne journée ensoleillée,
Christophe.
Salut Philippe et Christophe,
Je confirme, la cour intérieure urbaine de Philippe est un espace de quiétude.
J'ai la chance d'avoir une période de vie un peu plus longue que ses abeilles. J'ai eu la chance d'y revenir plus d'une fois.
a+mitiés raoul

je vous glisse le lien suivant sur le sujet