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Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique - Version imprimable

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RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique - lamouette - 16/05/2026

(27/12/2021-18:15:21)calivin a écrit : Ces fameux diktats des canaux de diffusion, sur quoi reposent ils exactement, au fond ?

Les maisons de disques n’ont elles pas maintenant plusieurs médias ?
Avec une qualité (contrainte / diktat) différente pour chaque ?

Rien de bien concret je trouve, on se demande bien d'où ça vient et quelles en sont les vraies raisons , si elle sont vraiment justifiées?
On nous dit "pour écouter au casque" , les djeuns tout ça" 
Des billevesées, au casque justement on n'a pas besoin de compression on entend tout très bien y compris les bas niveaux. Le matériel, balladeurs , téléphone encaissent très bien la dynamique.
Sur Youtube? Pas besoin non plus de compression au master, Youtube s'en charge tout seul et ça fonctionnera bien avec tout matériel.
Sur autoradio? Désolé, j'ai un autoradio CD , nimporte quel CD donne satisfaction (dans la limite des conditions bruit de moteur, de roulement , de vent) même les très bons enregistrements peu compressés , même les miens pas du tout compressés.
Il va rester quoi? Les enceintes bluetooth du mec qui bosse sur un chantier ? Smile  C'est pour ça qu'on compresse autant?
Je ne suis même pas certain que la cause  est vraiment d'ordre commercial mais que c'est une habitude qui a été prise en pensant (à juste titre ou pas) que c'est ce que la majorité désire , un peu à la manière des politiciens "c'est ce que veulent les français" Smile


RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique - lamouette - 16/05/2026

(25/07/2020-20:57:02)raoul a écrit : Bonsoir,

Personnellement, jusqu'il y a peu, je ne connaissais pas suffisamment le cheminement emprunté par la musique depuis la captation initiale jusqu'au support final pour encore entretenir quelques idées fausses. Aujourd'hui que je suis un peu moins ignorant, je vous invite à suivre la description des étapes de fabrication ci-après. On parle d'enregistrement principalement acoustique.

1. La captation
Les enjeux sont le positionnement des artistes dans l'espace puis la disposition des micros.
Dans notre cours, on va disposer un couple principal qui va capter la globalité du message ainsi que l'ambiance générale et des micros d'appoint pour capter les instruments au plus près avec le maximum de détail. A la console on va se contenter d'enregistrer au naturel, sans appliquer aucun effet.

2. Le mixage
La captation a donné un ensemble de pistes enregistrées séparément, il s'agit d'utiliser ces pistes en les intégrant (ou pas) et à doses contrôlées (niveau relatif entre les pistes, application des effets comme la réverb, le panoramique pour le placement dans l'espace et bien d'autres). Dans le même temps, on procède au montage qui consiste à copier-coller des bouts de prises différentes pour assembler les meilleurs passages. On réalise les fondus entre les morceaux.
Idéalement ce travail est effectué avec la participation des artistes.

A ce stade, on obtient le master studio, dans lequel les artistes se retrouvent, reflet du savoir-faire de l'équipe technique.

On serait dans un monde idéal qu'on graverait les disques à partir de ce master studio.

Malheureusement, on a des visées commerciales, le disque doit se vendre.
On aborde une autre étape de mastering, destiné à adapter le master studio au(x) public(s) visé(s).
3. Le master numérique.
Pour passer sur les médias à faible capacité dynamique, la dynamique de la musique va être écrasée, un peu ... un peu plus ... beaucoup plus ...
Si on vise les écoutes via des médias anémiques (youtube, smartphone, enceintes de PC), on écrasera beaucoup la dynamique. Le CD pressé à partir de ce même master numérique donnera un son pourri pour l'audiophile.

4. Le master vinyle
Supposons qu'on veut aussi presser des vinyles.
La gravure de vinyle nécessite un traitement particulier, pour tenir compte des contraintes mécaniques que n'a pas le numérique. Il nécessite un mastering spécifique.
Si on est un peu malin, on ne part pas du master numérique puisque qu'on n'a pas besoin d'en intégrer les contraintes.
On va donc partir du master studio, pour intégrer les seules contraintes du vinyle, avec toutes les chances de mieux préserver la dynamique que dans la filière numérique.

---

Pour revenir au master numérique, on pourrait sortir un master CD/HR pour l'audiophile, un master plus pauvre pour le public moins exigeant. Si vous avez les noms des labels qui procèdent ainsi, il faut nous donner les noms.
Par contre, dans le domaine de la pub, on prend soin de sortir des masters différents pour la radio, la télé, le cinéma. Eh oui, là c'est le commerce qui commande.

Avant de brandir ses idées reçues, l'audiophile devrait se demander s'il se branle bien le bon neurone.

a+mitiés raoul
Bonjour Raoul
Il n'y a même pas besoin, on sortirait le master pour le vinyle et un seul master de qualité peu compressé pour le reste étant donné que compresser à la suite se fait en quelques minutes sur un ordinateur et un logiciel , n'importe qui peut le faire, c'est archi simple.


RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique - raoul - 16/05/2026

(16/05/2026-06:38:21)lamouette a écrit :
(25/07/2020-20:57:02)raoul a écrit : ...

4. Le master vinyle
Supposons qu'on veut aussi presser des vinyles.
La gravure de vinyle nécessite un traitement particulier, pour tenir compte des contraintes mécaniques que n'a pas le numérique. Il nécessite un mastering spécifique.
Si on est un peu malin, on ne part pas du master numérique puisque qu'on n'a pas besoin d'en intégrer les contraintes.
On va donc partir du master studio, pour intégrer les seules contraintes du vinyle, avec toutes les chances de mieux préserver la dynamique que dans la filière numérique.

---

Pour revenir au master numérique, on pourrait sortir un master CD/HR pour l'audiophile, un master plus pauvre pour le public moins exigeant. Si vous avez les noms des labels qui procèdent ainsi, il faut nous donner les noms.
Par contre, dans le domaine de la pub, on prend soin de sortir des masters différents pour la radio, la télé, le cinéma. Eh oui, là c'est le commerce qui commande.

Avant de brandir ses idées reçues, l'audiophile devrait se demander s'il se branle bien le bon neurone.

a+mitiés raoul
Bonjour Raoul
Il n'y a même pas besoin, on sortirait le master pour le vinyle et un seul master de qualité peu compressé pour le reste étant donné que compresser à la suite se fait en quelques minutes sur un ordinateur et un logiciel , n'importe qui peut le faire, c'est archi simple.

Bonjour,

Je suppose que tu répondais au "4. Le master vinyle". Je n'ai pas tout relu de ce que j'ai écrit.

Le premier vinyle que j'ai produit tout comme le deuxième a été fait par un transfert direct du mix studio. Il n'y a eu besoin d'aucune action de correction que ce soit. Pour le plus grand plaisir de la petite centaine de souscripteurs qui les ont eus entre les oreilles.

a+mitiés raoul


RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique - lamouette - 16/05/2026

Non Raoul, je voulais parler du master numérique " Pour revenir au master numérique" , à la limite un master HR et un autre en format CD mais peu compressé peut convenir à n'importe qui et à tout média dans la réalité, puisque la compression après coup est facile alors que la "décompression" serait destructive ou illusoire
J'ai souligné la partie de citation Wink


RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique - dechab58 - 18/05/2026

Bonjour à tous, je viens de communiquer longuement sur d'autres fils par rapport au "contenu" et je ne me répèterai pas, je serais "lassant".
Je résume en quelques mots ma pensée : Le contenant (support de transport et moyen de stockage audio) est second, le contenu est premier (en partant du jeu des musiciens et en continuant sur les diverses étapes de la production).
Je préfère un beau contenu écouté en MP3 à un contenu mort-né (pour répondre aux formatages du commerce) écouté que ce soit (peu m'importe) sur du vinyle haut de gamme/ ou en 24/192 avec d'excellent convertisseurs. Le sous ligné fait référence à la question posée dans le fil/ question qui passe en second donc dans mes préoccupations.

Bien sûr on peut avoir un beau contenu écouté sur un bon support... et rendu sur des pavillons géants... c'est le nec plus ultra...
Et même là, je crois que l'excellence sera dispo en vinyle comme en numérique, avec très peu de différences fondamentales quel que soit le support.
La nature même du contenu reste première selon moi.
Et je pourrais """presque"""" hum... vivre avec YouTube, un chip amp et des LS3/5a (+ un caisson de sub) car certains contenus sur YouTube sont parfois superbes de naturel et de musicalité brute.
Mais un mauvais contenu tout ratatiné techniquement... je ne peux pas, le support je m'en t.ppe.

La question revient à : selon le support et la façon dont on en use (culturellement, commercialement, sociologiquement) avons nous accès à des contenus de qualités diverses, et là c'est un autre sujet (la nature même du contenu) abordé aussi sur d'autres fils/ on ne peut se répéter à l'infini sur "x" fils.


RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique - ketalar - 18/05/2026

Je ne vois toujours pas pourquoi il faudrait plusieurs masterings selon le support visé.
j'admets qu'une compression dynamique éventuellement nécessaire soit adaptée aux normes Red Book ou autres (diffusion, etc), et à la technique du vinyle...
Mais ultérieurement...

Je me demande surtout si la controverse ne commence pas dès le mixage, voire la prise : c'est une question de goûts des acteurs en présence.

Quant à la gamme dynamique "bourrée vers le haut", ce n'est que du marketing de bourrins pour les bourrins, qui ont été "éduqués" dans ce sens.
(encore le syndrôme de Phauksapeth, Nième dynastie)...


RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique - dechab58 - 18/05/2026

(18/05/2026-12:26:47)ketalar a écrit : Je ne vois toujours pas pourquoi il faudrait plusieurs masterings selon le support visé.
j'admets qu'une compression dynamique éventuellement nécessaire soit adaptée aux normes Red Book ou autres (diffusion, etc), et à la technique du vinyle...
Mais ultérieurement...

Je me demande surtout si la controverse ne commence pas dès le mixage, voire la prise : c'est une question de goûts des acteurs en présence.

Quant à la gamme dynamique "bourrée vers le haut", ce n'est que du marketing de bourrins pour les bourrins, qui ont été "éduqués" dans ce sens.
(encore le syndrôme de Phauksapeth, Nième dynastie)...

Saluyt Ketalar

L'offre obéit à la demande...
Tidal veut une soupe qui flatte les oreilles du grand public... et bien, on leur sert une soupe bien plombée/ "bourrée vers le haut"/ (et imbuvable pour nous autres audiophiles) avec un mastering ad hoc !
Voir les fils de jeanfrancoisW et les "rectangles parfaits/ ou les pavés" de dynamique nulle collés en haut au 0db (au sens artistique et géométrique du terme)


RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique - banzai - 18/05/2026

(18/05/2026-12:26:47)ketalar a écrit : Je me demande surtout si la controverse ne commence pas dès le mixage, voire la prise : c'est une question de goûts des acteurs en présence.
Bonjour,

Et oui, tu mets le doigt sur le truc... 
Bien sûr que des tas d'instru sont compressés avant même la prise de son; en fait c'est comme pour notre dada commun ici à quelques uns, on peut appliquer de la compression dès la pastille et le signal conservera cette compression tout au long des traitements qu'il subira.

Bref, rien de neuf sous le soleil...

Bien cordialement


RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique - RM8Kinoshita - 18/05/2026

Bonjour banzai et ketalar
(18/05/2026-15:27:53)banzai a écrit :
(18/05/2026-12:26:47)ketalar a écrit : Je me demande surtout si la controverse ne commence pas dès le mixage, voire la prise : c'est une question de goûts des acteurs en présence.
Bonjour,

Et oui, tu mets le doigt sur le truc... 
Bien sûr que des tas d'instru sont compressés avant même la prise de son; en fait c'est comme pour notre dada commun ici à quelques uns, on peut appliquer de la compression dès la pastille et le signal conservera cette compression tout au long des traitements qu'il subira.

Bref, rien de neuf sous le soleil...

Bien cordialement

Et pour le savoir, il faut être avec eux lors de l'enregistrement/mixage.  Wink

Ça n'a donc rien d'une controverse : il y a des choix appliqués au moment de la production,
et celui qui reçoit ensuite l'enregistrement et l'écoute chez lui - reproduction - doit faire avec.
Ou bien le jeter aux orties, seul autre choix possible  Big Grin

crdt.


RE: Pourquoi on peut s'autoriser à préférer le vinyle au numérique - RM8Kinoshita - 18/05/2026

(25/07/2020-20:57:02)raoul a écrit : Personnellement, jusqu'il y a peu, je ne connaissais pas suffisamment le cheminement emprunté par la musique depuis la captation initiale jusqu'au support final pour encore entretenir quelques idées fausses. Aujourd'hui que je suis un peu moins ignorant, je vous invite à suivre la description des étapes de fabrication ci-après. On parle d'enregistrement principalement acoustique.

1. La captation
Les enjeux sont le positionnement des artistes dans l'espace puis la disposition des micros.
Dans notre cours, on va disposer un couple principal qui va capter la globalité du message ainsi que l'ambiance générale et des micros d'appoint pour capter les instruments au plus près avec le maximum de détail. A la console on va se contenter d'enregistrer au naturel, sans appliquer aucun effet.

2. Le mixage
La captation a donné un ensemble de pistes enregistrées séparément, il s'agit d'utiliser ces pistes en les intégrant (ou pas) et à doses contrôlées (niveau relatif entre les pistes, application des effets comme la réverb, le panoramique pour le placement dans l'espace et bien d'autres). Dans le même temps, on procède au montage qui consiste à copier-coller des bouts de prises différentes pour assembler les meilleurs passages. On réalise les fondus entre les morceaux.
Idéalement ce travail est effectué avec la participation des artistes.

A ce stade, on obtient le master studio, dans lequel les artistes se retrouvent, reflet du savoir-faire de l'équipe technique.

Un sans faute sur le plan technique.

Je rajouterai que suivant le type d'instrument utilisé et la façon dont on va vouloir le "caractériser", le définir ensuite sur l'enregistrement, 
le choix du microphone ainsi que sa distance par rapport à la source sonore représente la majorité du travail "de pro" pour lequel il faut non seulement 
des connaissances techniques théoriques, mais aussi une longue expérience sur le terrain, la somme de ces deux parties représente une compétence globale. 
Ça ne s'improvise pas et conditionne (du moins pour des prises acoustiques) la façon dont on va pouvoir travailler les différentes pistes pour les assembler de manière cohérente. 
C'est donc un travail d'ingénieur mais c'est aussi de l'Art. Certains vont préférer le terme de "cuisine", etc ...

Citation :...
Avant de brandir ses idées reçues, l'audiophile devrait se demander s'il se branle bien le bon neurone.

a+mitiés raoul

J'avoue que j'attends la suite. Pour le moment je n'ai pas accroché, mais on verra bien dans le futur.

crdt.