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Jaff - TRAVELLING - Quand un artiste indépendant fait mieux que les majors - Version imprimable

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RE: Jaff - TRAVELLING - Quand un artiste indépendant fait mieux que les majors - jeanfrancoisW - 28/07/2025

(28/07/2025-18:10:55)Ha-Re a écrit : Bonjour Jean-François,
merci à nouveau pour tes analyses.
Juste une petite remarque, mon simple point de vue, il ne faudrait pas trop faire croire que seuls les "indépendants/alternatifs" prendraient soin de la/leur musique, un grand nombre d'ingénieurs mastering établis (tout style confondu) respectent la musique et sa dynamique, résistent à "l'industrie" même s'ils sont en partie obligés de s'y plier parfois, certains. Bien que choisis, ils ne sont pas les décideurs (prod, artiste, diffuseur), faut bien travailler et répondre à la demande. C'est un choix d'éthique/valeur difficile dans le contexte, la concurrence et l'évolution/les habitudes générales. C'est aussi une façon, une volonté difficile (et aussi créative), de se démarquer du mainstream compressé, rentable?.
À considérer qu'il est même plus difficile de faire (du travail) un truc hyper compressé "remarquable"/écoutable que "laisser" (respecter) à la musique/la création sa propre liberté "nécessaire" (ex dynamique...)... si cela peut redorer le travail, l'image générale des ingés.
À nous aussi auditeurs de les reconnaître (et peut-être de moins leur taper sur la couenne, aux ingés), de mettre en lumière les bons masters/sorties (ingé/prod) comme tu le fais ou se plaindre des champions du limiteur et clipping (qui est utile artistiquement dans certains styles).
Quand il y avait du fric (et un peu d'éthique) dans l'industrie, on faisait plusieurs masters ciblés suivant supports ou diffuseurs (la bonne méthode et le choix pour l'auditeur), c'est beaucoup moins le cas aujourd'hui malheureusement ou plus "automatique" et volontairement flou parfois, avec en plus pour accentuer cela des cibles prépondérantes, le casque ou les petits diffuseurs en milieu plus ou moins bruyant.
Mais tu montres que cela évolue continuellement (potentiellement), les calibres/intentions, suivant techno (immersif...), diffuseur (plateformes...) et attente des auditeurs (qualité, format...).
Une petite remarque que je vais faire succincte pour rester respectueux du travail (mais pour répondre à "méticuleux", "remarquable"), l'album que tu présentes est d'un niveau artistique relatif, fait en home studio et la "version CD vinyle master ???" est plutôt anecdotique, à savoir un non choix "professionnel ou artistique" (mais notable, même si j'ai pas trop saisi quelle méthode, quels choix, dans le processus "vinyle master"). Prenez tout cela comme mon humble point de vue d'appréciation, j'en respecte les démarches et le choix de vie de ce musicien et youtubeur.

Bonsoir,

En effet, c’est un choix souvent dicté par les maisons de disques : les ingénieurs n’ont d’autre option que de répondre à la demande. Aujourd’hui, la priorité est avant tout commerciale — générer du profit — et peu de personnes accordent autant d’importance à la qualité sonore que nous pouvons le faire. Cela pousse à simplifier la production, y compris pour le vinyle, d’autant plus quand on sait qu’environ 50 % des vinyles achetés ne sont jamais écoutés.
Je tenais à mettre en avant Jaff, un musicien indépendant, dont l’approche m’a semblé particulièrement intéressante. J’aurais aimé retrouver ce même souci du détail et de qualité dans certaines grosses productions disposant pourtant de moyens bien plus importants.


RE: Jaff - TRAVELLING - Quand un artiste indépendant fait mieux que les majors - ALTECMANIAC - 28/07/2025

(28/07/2025-21:03:43)jeanfrancoisW a écrit : Bonjour,
J’ai interrogé Jaff sur son choix de rendre le CD plus fort que le vinyle. Il m’a expliqué que, actuellement, la plupart des CD sont masterisés avec un volume très élevé. Sortir un CD au volume plus faible revient souvent à passer inaperçu. N’étant pas encore assez connu pour imposer un choix artistique qui s’écarte de cette norme, il a préféré s’aligner partiellement. Il a donc décidé de donner au CD un son plus puissant que celui du vinyle, tout en restant raisonnable pour éviter les excès de saturation. Difficile, selon lui, d’échapper complètement à la loudness war.

Bonjour Jean François, très intéressant ce que tu écris, car il me semblait que les ventes de CD étaient devenues "anecdotiques", les artistes devant diffuser leur musique via le streaming, où la compression peut se justifier, mais alors si c'est bien le cas, pourquoi ne pas faire du support physique type CD ou BR... un support haut de gamme estampillé "Qualité Audiophile" "DR 15...20"... que sais-je encore? En faire un produit valorisant, un peu comme est devenu le vinyle...
Peut-être n'est ce qu'une phase, et que, la mode évoluant, le CD devienne "chique" et qu'on assiste à la sortie de CD "dé-remastérisés"... Rolleyes
Stéphane M.


RE: Jaff - TRAVELLING - Quand un artiste indépendant fait mieux que les majors - Ha-Re - 28/07/2025

Bonjour Stéphane,
il semblerait (mais je n'ai pas recoupé mes sources et vu tout ce qu'on peut lire sur le web) qu'il y aurait un retour au CD (ou achat fichiers) pour être indépendant des plateformes, soit posséder sa musique, maîtriser la qualité effective (non soumise à la dispo), maîtriser l'édition (non soumis au dicta du choix de la version disponible, remaster)... mais peut-être que c'est juste un premier réactif à cette forme de diffusion "louée"

Pour un commercial/industriel bas de plafond, moins tu as de version/variété d'un produit et plus tu fais des profits (et pas que sur le coût), la même "moyenne" pour tout le monde, il y a pas mal de réactions sur ce sujet d'une partie des auditeurs, en majorité c'est le dédain de l'industrie en majorité pour l'instant (et au cas où ils auraient d'autres demandes comme comment fait, à partir de quel master...), cela pourrait changer avec l'évolution des matériels de masse, des attentes et des nouvelles technos hardware ou software...
Pour l'instant on ne se pose que des questions de DR (il y a des expandeurs de dynamique chez les industriels aussi, s'il faut que ça pour nous vendre une mesure/version de DR) et sur les playlists (manip, algo promo...)

Il y a une demande de qualité de "service" générale à tous les niveaux des acteurs de la musique, mais tant que ça consomme à pas trop cher... ni les artistes, ni les auditeurs n'arrivent à faire bouger les choses, seuls quelques professionnels divers et surtout des acteurs web (Roon, Quobuz...) initient des tendances qualitatives... mais payantes
Mais pour l'instant, on essaie d'améliorer le son des TV (il était temps) pour le cinéma/musique ("immersif") et une bataille sur le portable, les infras (et casques) et les boombox connectées (et streamer)... la quantité... on est loin de l'oeuvre, de la chaîne hifi, pourtant les petits matériels qualitatifs sont dispo, les services de HiRes aussi... que font les gros producteurs ? ou gros industriels ex Spotify.

Attention à ne pas confondre compression des données utile au streaming et compression de la dynamique car justement le streaming/les plateformes en ayant normalisé des niveaux "bas" de dépôt de musique chez eux (en gros autour de -16 LUFS), cela aurait du contre-carrer la loudness war (les morceaux forts hypercompressés étant rabaissé au même niveau que des morceaux "normaux"), et donc favoriser l'utilisation de cette "nouvelle" plage dynamique normalisée (moyenne, headroom), cela n'a pas été le cas au final, cela à juste baisser le seuil du niveau max... déposé, le nouveau 0 (dB)... et la course au niveau continue avec cette nouvelle barrière du streaming et peu de choses ont changé pourtant tout le monde (les acteurs) l'a vu le "-16 dB" du streaming.


RE: Jaff - TRAVELLING - Quand un artiste indépendant fait mieux que les majors - jeanfrancoisW - 29/07/2025

(28/07/2025-22:17:29)Ha-Re a écrit : Bonjour Stéphane,
il semblerait (mais je n'ai pas recoupé mes sources et vu tout ce qu'on peut lire sur le web) qu'il y aurait un retour au CD (ou achat fichiers) pour être indépendant des plateformes, soit posséder sa musique, maîtriser la qualité effective (non soumise à la dispo), maîtriser l'édition (non soumis au dicta du choix de la version disponible, remaster)... mais peut-être que c'est juste un premier réactif à cette forme de diffusion "louée"

Pour un commercial/industriel bas de plafond, moins tu as de version/variété d'un produit et plus tu fais des profits (et pas que sur le coût), la même "moyenne" pour tout le monde, il y a pas mal de réactions sur ce sujet d'une partie des auditeurs, en majorité c'est le dédain de l'industrie en majorité pour l'instant (et au cas où ils auraient d'autres demandes comme comment fait, à partir de quel master...), cela pourrait changer avec l'évolution des matériels de masse, des attentes et des nouvelles technos hardware ou software...
Pour l'instant on ne se pose que des questions de DR (il y a des expandeurs de dynamique chez les industriels aussi, s'il faut que ça pour nous vendre une mesure/version de DR) et sur les playlists (manip, algo promo...)

Il y a une demande de qualité de "service" générale à tous les niveaux des acteurs de la musique, mais tant que ça consomme à pas trop cher... ni les artistes, ni les auditeurs n'arrivent à faire bouger les choses, seuls quelques professionnels divers et surtout des acteurs web (Roon, Quobuz...) initient des tendances qualitatives... mais payantes
Mais pour l'instant, on essaie d'améliorer le son des TV (il était temps) pour le cinéma/musique ("immersif") et une bataille sur le portable, les infras (et casques) et les boombox connectées (et streamer)... la quantité... on est loin de l'oeuvre, de la chaîne hifi, pourtant les petits matériels qualitatifs sont dispo, les services de HiRes aussi... que font les gros producteurs ? ou gros industriels ex Spotify.

Attention à ne pas confondre compression des données utile au streaming et compression de la dynamique car justement le streaming/les plateformes en ayant normalisé des niveaux "bas" de dépôt de musique chez eux (en gros autour de -16 LUFS), cela aurait du contre-carrer la loudness war (les morceaux forts hypercompressés étant rabaissé au même niveau que des morceaux "normaux"), et donc favoriser l'utilisation de cette "nouvelle" plage dynamique normalisée (moyenne, headroom), cela n'a pas été le cas au final, cela à juste baisser le seuil du niveau max... déposé, le nouveau 0 (dB)... et la course au niveau continue avec cette nouvelle barrière du streaming et peu de choses ont changé pourtant tout le monde (les acteurs) l'a vu le "-16 dB" du streaming.
Bonsoir
Effectivement, le streaming a imposé un niveau de référence entre -13 et -14 LUFS. C'est le niveau de référé pour l'ajustement automatique du niveau des morceaux. 
Rien n'est imposé concernant le niveau de référence lors de la publication d'un morceau en stéréo.
Donc ce n'est pas respecté. Si l'ajustement du niveau est activé, alors le morceau sonnera moins fort. 
Mais si l'ajustement automatique du niveau est désactivé, les morceaux sonneront fort à nouveau. 
C'est différent pour le Dolby Atmos, le niveau de référence est de -18db au maximum, avec un true peak maximum de-1dB. Si l'on ne respecte pas ces valeurs, le Master Atmos est refusé.