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Les Orgues de ND de PARIS
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RCGV
Boutailh-tan
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Les Orgues de ND de PARIS

Bonjour
Voici quelques nouvelles pour ceux d'entre vous qui apprécient cet instrument. C'est plutôt rassurant mais il y a du boulot! Il n'est que de voir l'épaisseur du dépôt de poussière sur une des photos.

_ _ _ __ __ _ _ _

Des nouvelles de l’orgue de Notre-Dame..... En voici…


Le Grand Orgue

Eric Brottier (Ingénieur des Arts et Métiers - Technicien conseil au ministère de la Culture) a réalisé mardi dernier (le 23 avril) une expertise en compagnie de Christian Lutz (Technicien conseil) et Pascal Quoirin (Facteur d'orgues). Voici quelques informations :

Ils se sont rendu à ND de Paris et le constat est unanime : l’orgue est intact. Le seul désagrément constaté est qu’il est rempli de poussière, à savoir une poussière de type marron chocolat non adhésive, et non de la suie corrosive et collante comme on trouve habituellement en cas d’incendie. Cette poussière pourra facilement être supprimée. De plus, la dalle qui relie les deux tours et qui couvre la travée de l’orgue a parfaitement rempli son rôle de parapluie et l’orgue n’a absolument pas été inondé, si ce n’est une petite flaque d’eau sur un soufflet et quelques gouttes dans le Sol#1 du Principal 32’, seul tuyau qui a reçu une minime projection d’eau.

Il faut néanmoins rester prudent : il n’y a plus de courant dans la cathédrale et il n’a donc pas été possible de mettre l’orgue en vent. A ce stade, on ne peut donc pas affirmer de façon absolue que les sommiers n’ont pas subi les effets d'un coup de chaud avant que l’on puisse les tester en fonctionnement. Mais nous avons toutes les raisons d’être optimistes et de penser que les sommiers seront également en parfait état. Ce qui est le cas pour tous les composants mécaniques, la console et les tuyaux qui n’ont visiblement pas souffert de la chaleur. D’ailleurs, un thermomètre à mémoire placé dans le soubassement de l’orgue nous indique qu'à cet endroit la température de 17°C n’a pas varié.

Les voûtes sont en partie écroulées, d’une part au niveau de la croisée des transepts dans le transept nord et aussi dans la nef près de la croisée en raison de la chute de la flèche sur cette partie de la nef. Il en résulte que l’on peut observer l’orgue sous un éclairage insolite alors que l’on ne le distingue habituellement que dans la pénombre ou sous lumière artificielle. Comme les trous dans les voûtes sont assez éloignés de la tribune, on a donc au niveau de la tribune une sorte de clair-obscur qui donne à voir l’orgue sous un éclairage un peu irréel. Une photo jointe, prise du triforium sud, en fait état.

D’ici deux semaines environ, une ligne électrique permettra d'alimenter l’orgue et l'on pourra alors poser un diagnostic sur la partie « sommiers », mais il y a vraiment lieu d’être confiant sur ce point. Tous les circuits électroniques, qu’ils soient dans la console ou dans le soubassement du buffet, sont indemnes et parfaitement propres, étant enfermés.

Comme des travaux sur l’édifice aux abords de l’orgue auront lieu, notre opinion est qu’il sera préférable de le confiner sous caisson étanche pressurisé et sous ambiance contrôlée plutôt que de le démonter. Le nettoyage sous ce caisson pourra être effectué sans difficultés techniques, les paramètres d'embouchage et d’harmonie sont parfaitement conservés. Le démontage de l’orgue, son stockage prolongé et sa réinstallation seraient un travail considérable et l’orgue aurait à en souffrir amplement. Notamment la façade extrêmement fragile de Cavaillé-Coll, qui n’a jamais été sortie de la cathédrale depuis 1868, et qui aurait bien peu de chance d’y survivre.



L’orgue de chœur

Quelques mots sur l’orgue de chœur à la suite d'un examen succinct.

Les pompiers ont arrosé les stalles pour éviter qu’elles ne brulent et fatalement, de l’eau est rentrée au-dessus des stalles et a coulé derrière, sous la partie du buffet en surplomb. Les soufflets baquets dans le haut du soubassement ont été remplis d’eau qui s’est déversée sur la mécanique dans le soubassement. Mais l'on peut supposer que la partie haute n’a pas été arrosée car il n'y a visiblement pas de traces d’écoulement dans les parties hautes sur la tuyauterie et les sommiers. Les dégâts sont quand même non négligeables, mais la partie de haute l’orgue semble avoir été plutôt épargnée. Il faudra faire un examen plus poussé pour apprécier la réelle étendue des dégâts dans cet instrument. La console, dont l’accès est actuellement totalement inenvisageable pour raisons de sécurité, a sûrement été bien arrosée également.

Ces constats sont plutôt un réconfort vis à vis de cette terrible catastrophe. »

Il faut d’ailleurs, nous dit également Eric Brottier, saluer le travail exemplaire des pompiers qui ont réalisé un arrosage ciblé et méticuleux, permettant de sauver beaucoup d’œuvres d’art qui auraient pu être endommagées par des actions plus brutales.

Un petit coin de ciel bleu au milieu de cette fournaise cataclysmique…

L’équipe d’Orgues Nouvelles

Voici quelques photos

Vue de l'orgue du triforium Empoussièrement
Plongée montrant l'empoussièrement
La nef vue du sommet de l'orgue

Orgues-Nouvelles Site internet

Si vous voulez vous abonner à la revue Orgue nouvelles : Voir le site et l'adresse.... qui se trouve en Bretagne et vaut qui également pour les jours de pluie!!!!

ORGUES NOUVELLES - COET SAL - MERIADEC 56400 PLUMERGAT FR

               

Bien cordialement à vous tous
RCGV


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Ce message a été modifié le: 27/04/2019 19:06:03 par RCGV.

27/04/2019 19:03:38
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Jean-Louis P
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Message : #2
RE: Les Orgues de ND de PARIS

Ouf excellentes nouvelles dans ce marasme !

Merci René

27/04/2019 22:52:43
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lutétien
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Message : #3
RE: Les Orgues de ND de PARIS

René,

Merci beaucoup d'avoir diffusé ce rapport et ces clichés.
J'ai toujours habité quartier Notre-Dame et j'ai du mal à m'en remettre, oui je passais devant tous les jours, petit pour jouer dans le bac à sable au pied de la cathédrale, puis pour aller au lycée, pour me rendre à l'école des beaux-arts, pour aller prendre le métro, pour mener mes filles jouer au bac à sable …. J'y passe toujours mais l'amertume est là. Alors qu'on sait qu'on n'est pas éternel, qu'on verra disparaître des parents, des amis, je n'aurais jamais imaginer pouvoir voir Notre-Dame brûler.

Je partage quelques clichés pris de mon toit, et c'est terrible car il y a une esthétique du drame.

On commence à apprendre que l'intérieur de Notre-Dame est sauvé, il y a des dégâts mais on pouvait redouter le pire. Les pompiers ont été des champions et j'en profite pour faire découvrir cette page qui vaut tous les reportages que j'ai pu lire jusqu'à maintenant : https://allo18-lemag.fr/notre-dame-dans-...rationnel/

La poussière sur les clichés me semble être issue du mortier de pose des voûtes qui s'est mis en suspension lors de leur chute. Un dépoussiérage ne me semble pas trop complexe. J'avais entendu que le petit orgue était perdu, ce rapport semble l'infirmer même s'il y a du travail pour le restaurer.
Avant de fonder mon agence, je suis architecte, j'ai travaillé dix ans chez un un architecte en chef des monuments historiques, j'avais croisé Pascal Quoirin lors de la création de l'orgue de la cathédrale d'Evreux, j'en garde un souvenir ému.
Il ne faut surtout pas déposer l'orgue, c'est le meilleur moyen pour perdre un temps fou, voire une âme. Démonter c'est mourir un peu. Je viens de faire une étude de mise en valeur touristique à Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier), dans l'église, ancienne abbatiale ; à cause d'une faiblesse de la tribune l'orgue a été déposé et attend dans un bas-côté que des bonnes âmes s'en émeuvent, c'est tout de même un Cavaillé-Coll ! Si d'un malheur pouvait naître un ressaut dans la prise en compte de notre patrimoine. Toutes ces orgues abandonnées qui ne sont plus en état ….

Jean-Michel                    


VOTT 416-8C + 299-8A/Vitavox CN 123 + Faital HF10 AK/511B - K 209 Grand-Floyd + SRPP ANZAI + PRE-PRE HIRAGA + DL103/MICRO SEIKI BL10 - Revox B 760 - Volumio/Allo Boss/Pi3
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RCGV
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RE: Les Orgues de ND de PARIS

Bonjour Jean-Michel

L'orgue de choeur est tout de même une succession de ratés auxquels Robert Boisseau avait mis fin. Qu'en restera t'il, que deviendra t'il? Difficile de lui donner un avenir. Il existe, c'est vrai de beaux instruments un peu abandonnés, pourtant c'est du patrimoine. Les facteurs d'orgues ont du travail semble t'il, on répare, on restaure, on fait du neuf mais est ce que cela suffit tant la restauration du patrimoine est un sujet qui peut à la fois consterner et réjouir, il y a de tout..

-----------------------

L'orgue de choeur

Le premier orgue de choeur est commandé en 1839 à la maison Daublaine-Callinet, de Rouffach, en Alsace. Cet orgue de 10 jeux s’avère, dès le début, trop petit et on ne sait même pas s’il fut installé dans le choeur de la cathédrale ou dans une salle attenante. Toujours est-il qu’il fut vendu en 1842 à la paroisse de Cordes-sur-Ciel dans le Tarn où il se trouve toujours.

En 1841, un deuxième instrument, toujours de la maison Daublaine-Callinet, est installé dans le choeur, côté Évangile. En 1857, cet orgue ne correspond plus au style imposé par Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc, architecte de la restauration de la cathédrale. Il est vendu à l’église Saint-Etienne, de Roanne, en Loire. En 1863, un troisième instrument est construit par la maison Merklin. L’orgue est de pur style romantique avec un buffet gothique dessiné par Viollet-le-Duc. Il posséde 17 jeux répartis sur deux claviers et pédalier et est placé du côté gauche du choeur dans la troisième travée. En 1890, Joseph Merklin réalise une restauration et transforme la transmission en électro-pneumatique dont il vient d’acquérir les brevets. Cette transmission permet des combinaisons jusque là inimaginables. Toutefois, cette modernisation n’est pas très fiable. En 1911, la maison Mutin doit restaurer entièrement l’instrument. En 1928, l’orgue est doté d’un moteur de soufflerie électrique. En 1938, la maison Beuchet, de Nantes, effectue quelques réparations, mais l’instrument se trouve en piteux état. En 1953, Jean Hermann remplace le moteur électrique et modifie l’alimentation. En 1960, il électrifie la transmission. Ces deux dernières interventions ne sont pas un succès et contribuent à sonner le glas de l’orgue Merklin.

En 1966, Robert Boisseau reprend l’entretien de l’instrument et propose la construction d’un orgue neuf dans le buffet de 1863. En 1969, il livre le nouvel orgue qui possède 28 jeux répartis sur deux claviers et pédalier avec transmission mécanique des claviers et électrique des jeux. En 1970, une Flûte de 16’ est ajoutée à la pédale, mais installée en dehors du buffet. En 1978, un Bourdon de 16’ est également rajouté. En 1981 et 1989, Boisseau effectue deux relevages à la suite des travaux effectués dans la cathédrale. Le jeu de Chalumeau 4’ de la pédale est remplacé par un Clairon 4’ et un combinateur électronique est installé. En 2005, Philippe Guyonnet exécute un dépoussiérage tandis que Bertrand Cattiaux effectue un accord général de l'instrument.

https://www.musiqueorguequebec.ca/orgues...damep.html


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Message : #5
RE: Les Orgues de ND de PARIS

Cela me fait penser à la Cathédrale de Rouen, où l'orgue de chœur, excellent, fut une donation de la famille de Marcel Dupré (armoirié "D");
excellent "petit orgue d'appoint" dans la mesure où le GO de cet édifice est loin d'atteindre en classe celui de NDP ...

Cordialement

.


Le bien est souvent l'ennemi du mieux. On s'arrête souvent trop tôt

Ce message a été modifié le: 28/04/2019 09:59:45 par narshorn.

28/04/2019 09:25:21
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Message : #6
RE: Les Orgues de ND de PARIS

narshorn a écrit :
.... dans la mesure où le GO de cet édifice est loin d'atteindre en classe celui de NDP ...
Cordialement


Bonjour,

Sur ce point, à tort ou à raison, je ne partage pas ton avis. Prenons 3 instruments, celui de la basilique saint Denis, celui de ND de Paris et celui de Rouen, les trois sont d'origine Cavaillé-Coll.

Sur celui de saint Denis, je demandais un jour à Pierre Pincemaille pour quelle raison, il n'avait jamais enregistré sur son orgue. Il m'avait répondu "tu sais, c'est le premier de la série et ce n'est pas le plus abouti". Comme l'instrument est historique on veut bien restaurer mais en le laissant dans son jus d'origine. L'orgue est historique... la connerie l'est également. Pourtant ce ne serait pas criminel de reprendre les imperfections et d'en faire un Cavaillé-Coll du 21ème siècle, sans sacrifier quoi que ce soit.

Sur celui de Notre Dame, Olivier Latry nous avait un jour invité à sa tribune. Ca valait le détour, détour qui permettait au passage de voir le buffet du positif en train d'attendre son heure... Ca valait le coup de tout entendre. Où était Cavaillé-Coll? Toujours présent mais déjà envahi pas d'autres tuyaux, un pédalier coupé en basse et dessus, pourquoi pas et auxquelles on rajoutera les modifications diverses et vairées survenues dans le temps pour ça fasse Notre Dame de Paris. Il y a du Cavaillé-Coll mais pas que... Parfois ça fait tout de même beaucoup de bruit!!!! Mais peut être qu'il faut ça! Cet instrument à son inauguration était probablement le meilleur, le temps est passé par là...... Les restaurations également.

Sur celui de Rouen, C'est le dernier de Cavaillé-Coll, de l'avis quasi général, c'est le plus abouti pour un vaisseau de la taille de ND de Paris, c'est ce que ce facteur a probablement fait de mieux de ce que l'on peut entendre aujourd'hui. Les enregistrements de Marcel Dupré là dessus sont superbes. On peut simplement regretter que les montages réalisés pas Philips, lors des enregistrements, ne soient pas soignés.... c'est le moins que l'on puisse dire, Dupré méritait mieux.

Bien cordialement
RC


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Message : #7
RE: Les Orgues de ND de PARIS

Bonjour René,

RCGV a écrit :

narshorn a écrit :
.... dans la mesure où le GO de cet édifice est loin d'atteindre en classe celui de NDP ...
Cordialement


Bonjour,

Sur ce point, à tort ou à raison, je ne partage pas ton avis. Prenons 3 instruments, celui de la basilique saint Denis, celui de ND de Paris et celui de Rouen, les trois sont d'origine Cavaillé-Coll.

Sur celui de saint Denis, je demandais un jour à Pierre Pincemaille pour quelle raison, il n'avait jamais enregistré sur son orgue. Il m'avait répondu "tu sais, c'est le premier de la série et ce n'est pas le plus abouti". Comme l'instrument est historique on veut bien restaurer mais en le laissant dans son jus d'origine. L'orgue est historique... la connerie l'est également. Pourtant ce ne serait pas criminel de reprendre les imperfections et d'en faire un Cavaillé-Coll du 21ème siècle, sans sacrifier quoi que ce soit.

L'orgue de Saint Denis est à prendre tel qu'il est. Nombre "d'imperfections" de conception, tel est l'avis contemporain y compris d'organistes le jouant régulièrement. Mais c'est un avis de professionnel, de niche, qui n'est pas forcément à prendre au pied de la lettre au sens large, notamment sous la perspective du patrimoine il peut être vu différemment et je pense que c'est intéressant de le maintenir dans l'état où Cavaillé-Coll l'a conçu, c'est à dire qu' historiquement on pourra constater son évolution dans la conception de la facture d'instruments, pour moi il ne saurait en aucun cas être question de gommer cette perspective historique, juste pour des raisons de jouabilité. (...) Sans compter qu'il était déjà à l'époque le fruit d'un compromis entre esthétique personnelle du facteur et du dialogue avec les musiciens de l'époque. Pour jouer un certain type de répertoire ... Les instruments évoluent en facture et en esthétique sonore en fonction de la demande des musiciens-compositeurs (et l'orgue est l'instrument roi de cette tradition, dont le 3e pan est l'improvisation). C'est une progression instoppable

RCGV a écrit :
Sur celui de Notre Dame, Olivier Latry nous avait un jour invité à sa tribune. Ca valait le détour, détour qui permettait au passage de voir le buffet du positif en train d'attendre son heure... Ca valait le coup de tout entendre. Où était Cavaillé-Coll? Toujours présent mais déjà envahi pas d'autres tuyaux, un pédalier coupé en basse et dessus, pourquoi pas et auxquelles on rajoutera les modifications diverses et vairées survenues dans le temps pour ça fasse Notre Dame de Paris. Il y a du Cavaillé-Coll mais pas que... Parfois ça fait tout de même beaucoup de bruit!!!! Mais peut être qu'il faut ça! Cet instrument à son inauguration était probablement le meilleur, le temps est passé par là...... Les restaurations également.

Il n'empêche que du temps de Cochereau dans les années 1970, il était probablement à son top ! Enfin, mon avis Smile

RCGV a écrit :
Sur celui de Rouen, C'est le dernier de Cavaillé-Coll, de l'avis quasi général, c'est le plus abouti pour un vaisseau de la taille de ND de Paris, c'est ce que ce facteur a probablement fait de mieux de ce que l'on peut entendre aujourd'hui. Les enregistrements de Marcel Dupré là dessus sont superbes. On peut simplement regretter que les montages réalisés pas Philips, lors des enregistrements, ne soient pas soignés.... c'est le moins que l'on puisse dire, Dupré méritait mieux.

Il y a méprise, je ne parlais pas du Cavaillé de St Ouen mais bien de cathédrale à cathédrale, donc du Jacquot-Lavergne Wink

Je partage évidemment ton avis !!! Etant de Normandie, c'est probablement l'un des plus impressionnants sur place Smile le symphonisme français abouti : )))))

J'ai malgré tout une affection particulière pour l'orgue de chœur, qui est bien de Cavaillé-Coll. Son esthétique sonore de 11 jeux est légère mais efficace pour un certain rôle à l'église. Écouté de près, il peut être un régal et également servir à transporter l'âme, sa vocation première

Pour moi, chaque orgue est à prendre tel qu'il est

Cordialement

Anaël

.


Le bien est souvent l'ennemi du mieux. On s'arrête souvent trop tôt

Ce message a été modifié le: 28/04/2019 15:56:54 par narshorn.

28/04/2019 14:09:44
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RE: Les Orgues de ND de PARIS

narshorn a écrit :
Bonjour René,
Pour moi, chaque orgue est à prendre tel qu'il est
Cordialement.


Oui, je le pense également avec 2 bémols cependant.
On prête à Cavaillé-Coll, l'invention de la scie à ruban, il vaudrait peut être mieux lui prêter l'amélioration de la scie à ruban. Tout ceci pour dire la révolution industrielle est bien là puisque ce facteur travaille ou construit presque autant d'instruments qu'il y a de jours dans l'année. Du jamais vu! les facteurs plus anciens étaient à 4 ou 5 orgues durant leur vie.... Ca veux dire que la fabrication de tuyaux en série est bien d'actualité et que la personnalisation des instruments souffre de cette révolution industrielle naissante. Un timbre Cavaillé-Coll se reconnait entre mille.

Cependant on vit aussi et toujours comme à l'ancienne, puisque certains facteurs vont monter 4 ou 5 instruments neufs et le reste sera de la restauration.

Tout de même un autre facteur, Gerhard Grenzing, est aussi dans les versions industrielles nouvelles, copier coller, et le timbre des instruments (beaux) qu'il construits est furieusement ressemblant d'un orgue à l'autre.

Chaque orgue est à prendre tel qu'il est oui, mais....

Bon pour changer il y a un récital d'orgue cet après midi à 16hoo à Loctudy... Orgue Jacques Nonnet

René


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Ce message a été modifié le: 28/04/2019 15:52:28 par RCGV.

28/04/2019 15:14:23
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RE: Les Orgues de ND de PARIS

RCGV a écrit :
Oui, je le pense également avec 2 bémols cependant.
On prête à Cavaillé-Coll, l'invention de la scie à ruban, il vaudrait peut être mieux lui prêter l'amélioration de la scie à ruban. Tout ceci pour dire la révolution industrielle est bien là puisque ce facteur travaille ou construit presque autant d'instruments qu'il y a de jours dans l'année. Du jamais vu! les facteurs plus anciens étaient à 4 ou 5 orgues durant leur vie.... Ca veux dire que la fabrication de tuyaux en série est bien d'actualité et que la personnalisation des instruments souffre de cette révolution industrielle naissante. Un timbre Cavaillé-Coll se reconnait entre mille.


Les bémols et les dièses Wink

C'est l'époque qui veut cela. Époque d'expansion.

D'autre part, Cavaillé n'aurait pu aboutir à tout cela sans le concours de la machine de Charles Barker. Sa carrière de facteur a été assez époustouflante sur la durée (près de 40 ans), témoin de l'extraordinaire vision architecturale de ses œuvres. Aucun facteur d'orgue français de l'époque ne livrait avec un aussi haut degré de qualité de facture (c.f. par exemple St Servan, il suffit de se promener à l'intérieur pour le constater).
C'est sans mentionner que le facteur d'orgues finit ruiné, du fait de la guerre mais aussi parce qu'il n'arrivait pas à grignoter sur la qualité pour faire à moindre coût ...

RCGV a écrit :
Bon pour changer il y a un récital d'orgue cet après midi à 16hoo à Loctudy... Orgue Jacques Nonnet

René


Je n'y suis pas allé souvent, mais mes grands parents étaient à Lesconil

Cordialement

.


Le bien est souvent l'ennemi du mieux. On s'arrête souvent trop tôt
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RE: Les Orgues de ND de PARIS

De retour de Loctudy.

Un magnifique concert donne par un breton du Vietnam (ils sont partout) Kristen DAO HUU BAO

Bull, Louis Couperin, Roberday, Buxtehude, et Bach.

René


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28/04/2019 18:50:47
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