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Version complète: Filtre passif inspiré TAD pour 2 voies HR
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Bonjour Anaël,

Les circuits balanced permettent la réduction des perturbations de mode commun. Plus haut, tu évoques la fcem du boomer, mais même si cette fcem est considérée comme une perturbation, elle est de mode différentiel, la loi des mailles à ces basses fréquences est assez limpide. Je ne vois pas de raison à délaisser la configuration unbalanced. Dans le Studio Sound de juillet 87, ce sujet est à peine évoqué, cinq lignes d'une colonne, sans mention de fcem. Avant retranscription par Terry Nelson, via la traduction de Larry Ishikawa, quelle était la teneur précise des propos de Shozo Kinoshita ?

Quant à la diaphonie par masse commune (comprendre par impédance commune), elle peut se résoudre par séparation des câblages LP et HF, quitte à reparler de bi-câblage, tout en restant en unbalanced.

Le désavantage est, comme le soulignait Jimbee en conversation, la multiplication des selfs induit une augmentation des R séries, au détriment donc du SPL avec plus de pertes
!? Deux selfs de 1mH en série ont la même résistance équivalente qu'une self de 2mH (à section cuivre égale).

Si on est concerné par "l'élégance" des solutions de réseaux de filtrage symétriques, ...
On pourrait préférer à l'écoute deux 44µF en série à un seul 22µF ? En C1, tu n'as pas mis deux 64µF en série au lieu d'un 32µF. A moins qu'il s'agisse d'élégance visuelle.

Bien à toi, Jean-Marc.

JM Plantefeve a écrit :
Le désavantage est, comme le soulignait Jimbee en conversation, la multiplication des selfs induit une augmentation des R séries, au détriment donc du SPL avec plus de pertes
!? Deux selfs de 1mH en série ont la même résistance équivalente qu'une self de 2mH (à section cuivre égale).


Bonjour Jean-Marc,

Par exemple dans la série L140, diamètre 1,4 mm de Mundorf
la 1 mH fait 0,3 Ohms quand la 2 mH fait 0,45 Ohms.
Y'aurais pas comme une histoire - dans les formules théoriques -
qui cause du carré du nombre de spires? hum ? Smile

https://www.audiophonics.fr/fr/bobines-m...-1666.html

http://www.rennes.supelec.fr/ren/fi/elec...obine.html

Bonjour,

Je retire tout ce qui est considéré ici par les sachants comme du bla-bla pseudo-scientifique.
Certains moquent un discours fleuve et se trompent par ailleurs sur des coefficients d'absorption de matériaux. Hi hi. Dommage pour des scientifiques.

Je fais mes propres conclusions pour savoir pourquoi TAD et Kinoshita procèdent ainsi.
J'avance malgré toutes les piques déguisées en questions bienveillantes.
Et heureusement d'ailleurs.
Bonjour Jean_Marc, Anaël,

JM Plantefeve a écrit :
Les circuits balanced permettent la réduction des perturbations de mode commun. Plus haut, tu évoques la fcem du boomer, mais même si cette fcem est considérée comme une perturbation, elle est de mode différentiel, la loi des mailles à ces basses fréquences est assez limpide.

narshorn a écrit :
Je ne suis pas sûr de comprendre correctement ton affirmation. Enfin, d'un point de vue scientifique générale technique, si. Mais ici, il semble que les "perturbations" dont on parle semblent se juguler à la mise en place d'un filtrage "differentiel" par les selfs. Peut être est ce une incompréhension de ma part ... entre mode commun et differentiel

La tension en mode différentiel entre deux points, c'est la différence de potentiel entre ces deux points. C'est la tension utile.

La tension de mode commun, c'est une tension présente sur chacun de ces points et identique rapport à une référence (la masse).
C'est une tension parasite, qui présente toujours le risque de se voir plus ou moins convertie en tension différentielle audible.

Jean-Marc aura peut-être une définition plus pointue.



Dans ce schéma, la tension de sortie de l'ampli est différentielle et parvient, atténuée selon la fréquence, au haut-parleur.

Si une tension de mode commun se produit (par effet d'un signal parasite d'origine quelconque), on trouvera par exemple aux bornes de C1 deux tensions identiques par rapport à la masse (celle-ci n'est représentée). Il ne s'écoulera dans C1 aucun courant du à la tension de mode commun. De même pour la suite du circuit, aux bornes de C2, de C3-R2... du haut-parleur.

Une tension de mode commun devient gênante quand elle se transforme en mode différentiel, ce qui arrive plus ou moins selon les circuits, en fonction de leur réjection de mode commun.

Le haut-parleur est un récepteur en mode flottant. Symétrie (balance) ou non du signal, il ne réagit qu'à la tension différentielle.

Tel que montrée, la sortie de l'amplificateur est
- soit flottante si sa sortie se fait par l'intermédiaire d'un transformateur.
- soit symétrique (balanced) s'il est composé de deux amplificateurs traitant le même signal mais dont l'un est en polarité inversée par rapport à l'autre, le signal amplifié étant prélevé entre leurs sorties. La tension entre celles-ci est double de la tension de sortie de chacun par rapport à leur masse commune.

JM Plantefeve a écrit :
Je ne vois pas de raison à délaisser la configuration unbalanced.

Moi non plus.

JM Plantefeve a écrit :
Quant à la diaphonie par masse commune (comprendre par impédance commune), elle peut se résoudre par séparation des câblages LP et HF, quitte à reparler de bi-câblage, tout en restant en unbalanced.

Ce serait une solution si le risque d'augmenter l'effet de récepteur d'ondes n'était pas plus grand. Il y a une vidéo de Jiphorn traitant du bi-câblage.

Citation :
Si c'était aussi simple qu'une histoire de bi-cablage, les japonais l'auraient bien sûr adopté. Le coût des fils supplementaires étant bien inférieur à celui des selfs nécessaires pour la configuration ...

J'ai des doutes sur l'utilité de la sophistication de celle-ci.

Bonjour Jimbee,

Y'aurais pas comme une histoire - dans les formules théoriques - qui cause du carré du nombre de spires? hum ?
Merci de ne pas me laisser aller à la simplicité et de remettre les points sur les i, Même s'il s'agit ici de Henry.
Les formules sont nombreuses, comme les configurations du bobinage. Je me suis bêtement arrêté au concept de la bobine à une couche :
  • L=µ*S*N²/l avec :
  • L : inductance en Henry
  • µ : perméabilité du milieu
  • S : section du noyau
  • N : nombre de spires
  • l : longueur de la bobine
Quand, L double, N² quadruple et l double. Si N double comme l, la résistance double. Double malgré le carré.
Mais sur les bobines multicouches comme chez Mundorf :
[attachment=20073]
Donc pour 2mH avec nos bobines audiophiles, c'est 33% de résistance en plus en true balanced qu'en unbalanced.

Merci à toi, Jean-Marc.
Bonsoir Forr,

La tension en mode différentiel entre deux points, c'est la différence de potentiel entre ces deux points. C'est la tension utile.
La tension de mode commun, c'est une tension présente sur chacun de ces points et identique rapport à une référence (la masse).
C'est une tension parasite, qui présente toujours le risque de se voir plus ou moins convertie en tension différentielle audible.


Je ne vois pas d'écriture plus claire. Une illustration peut-être :

image maxim integrated

Bonsoir Anaël,

L'occasion d'à nouveau signaler l'importance de ce qui se cache derrière le vocable "masse" : entre amplificateur (non bridgé) et haut-parleur, liaison en mode différentiel, on peut parler de signal ground, alors qu'en perturbation de mode commun on considère en plus le chassis ground ou le earth ground. http://www.rane.com/note151.html Les qualités du balanced mis en place par Kinoshita ne seraient pas davantage liées aux perturbations HF qu'aux signaux utiles BF ?

pour les 2 x 44 uF, ils ont l'intérêt de ne plus faire présenter d'élément résistif autre que les bobines différentielles directement aux bornes du HP Smile
Le smiley, c'est bien pour signaler une plaisanterie ?

Bien à vous, Jean-Marc.

JM Plantefeve a écrit :
Les formules sont nombreuses, comme les configurations du bobinage. Je me suis bêtement arrêté au concept de la bobine à une couche :
  • L=µ*S*N²/l avec :
  • L : inductance en Henry
  • µ : perméabilité du milieu
  • S : section du noyau
  • N : nombre de spires
  • l : longueur de la bobine
Quand, L double, N² quadruple et l double. Si N double comme l, la résistance double. Double malgré le carré.
Mais sur les bobines multicouches comme chez Mundorf :

Donc pour 2mH avec nos bobines audiophiles, c'est 33% de résistance en plus en true balanced qu'en unbalanced.

Merci à toi, Jean-Marc.


Idem msg 83

JM Plantefeve a écrit :
Bonsoir Anaël,
http://www.rane.com/note151.html Les qualités du balanced mis en place par Kinoshita ne seraient pas davantage liées aux perturbations HF qu'aux signaux utiles BF ?

La bobine du grave produirait-elle de la HF "parasite" ????

forr a écrit :
La tension en mode différentiel entre deux points, c'est la différence de potentiel entre ces deux points. C'est la tension utile.[
La tension de mode commun, c'est une tension présente sur chacun de ces points et identique rapport à une référence (la masse).
C'est une tension parasite, qui présente toujours le risque de se voir plus ou moins convertie en tension différentielle audible.


Merci forr Wink

Je crois que c'est ça qui se produisait, et qui est bien gommé avec la nouvelle configuration !


Cordialement

JM Plantefeve a écrit :
Mais sur les bobines multicouches comme chez Mundorf :

Donc pour 2mH avec nos bobines audiophiles, c'est 33% de résistance en plus en true balanced qu'en unbalanced.

Merci à toi, Jean-Marc.


Merci Jean-Marc pour cet éclairage. Il y a apparemment de bien meilleurs stratèges que Mundorf pour optimiser les variables:

Chez E44, fil en 16/10, L= 2,2 mH pour R = 0,23 Ohms ( à 24 € )

http://www.e44.com/composants/composants...SP2.2.html

Mundorf, série L200 , fil en 20/10 , L= 2 mH pour R = 0,27 Ohm ( à 50 € !! )

https://www.audiophonics.fr/fr/bobines-m...-3370.html

[attachment=20074]

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