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Version complète: Filtre passif inspiré TAD pour 2 voies HR
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xn a écrit :
Lorsqu'on est en cross-over passif, il faut déjà que les phases acoustiques de chaque paire de HP soient identiques entre les deux voies autour de la fréquence de coupure commune. Suivant la pente des filtres, il faut qu'elles soient identique sur plusieurs octaves, en général 2 à 4 octaves sont nécessaires


En pratique, c'est des compromis, avec les filtres de type "quasi-optimal", c'est pas du LR, par principe les phases des voies divergent +/- vite au delà de la fc.

Q.O. Jmlc 3/3 : [attachment=20570] Q.O. Hervé Lebbolo 3/3 : [attachment=20571]

xn a écrit :
Contrairement à ce que disait JM, on ne doit pas considérer le déphasage dans l'aigu comme un retard pur.


Le déphasage lié à la fonction passe bas au tweeter est pour bonne part linéaire, cad en partie - selon la forme de cette coupure - assimilable à du retard dans la bande audio, l'exemple idéal étant bien sûr le Bessel :
Bessel 4 à 20 kHz (-3dB) = retard équivalent à 5,8 mm avec un erreur < à 1° à 20 kHz.

xn a écrit :
Pour le grave, il est admis et on le trouve partout dans la littérature qu'il est plus utile de corriger la phase que corriger l'amplitude.


Des liens vers cette littérature?
Pour la correction de phase, la cible globale retenue par les logiciels comme Dirac, Trinnov, Acourate, Audiolense est proche de la phase minimale; la réponse transitoire reste ainsi causale, je ne vois peu de cas où soit utile l'égalisation d'amplitude à phase linéaire.

cdt

jimbee a écrit :

xn a écrit :
Lorsqu'on est en cross-over passif, il faut déjà que les phases acoustiques de chaque paire de HP soient identiques entre les deux voies autour de la fréquence de coupure commune. Suivant la pente des filtres, il faut qu'elles soient identique sur plusieurs octaves, en général 2 à 4 octaves sont nécessaires

En pratique, c'est des compromis, avec les filtres de type "quasi-optimal", c'est pas du LR, par principe les phases des voies divergent +/- vite au delà de la fc.

Tout l'intérêt des courbes de coïncidence est de permettre des comparaisons des effets de ce déphasage entre différentes formules de filtrage.

J'ai essayé tous les formules classiques et quasi-optimales tant en simulation qu'auditivement (avec toujours la compensation de la résonance du HP de la voie inférieure pour que le résultat soit proche de la théorie), un travail de plusieurs mois.

Le plus petit déphasage entre les voies dans la zone de croisement possible m'a paru un sérieux atout mais pas fondamental au point que mes préférences aillent au 12LR et 24LR.

Restant attaché aux quasi-optimaux, mon choix s'est doucement mais sûrement orienté vers celui qui présentait à la fois le moindre déphasage entre les voies avec la variation la plus réduite de la courbe de temps de propagation de groupe de la somme.

En 3 voies ?

Cordialement
Bonjour,
Concernant la mesure de phase, il faut la faire en champ proche. Dans ces conditions, la mesure est aisée et fiable. Pourquoi en champ proche ? Parce que ce qui compte en terme de phase, c'est ce qui est émis par l'enceinte. Au point d'écoute, on n'a pas une phase, mais autant de phases qu'il y a de trajets réfléchis. Dans une pièce très fortement traitée acoustiquement, la phase au point d'écoute est égale à la phase en champ proche. Dans la vraie vie, il y a autant de phase que de trajets.
Il ne faut pas oublier que la notion de phase n'a d'existence que pour un signal sinusoïdal. Dès lors qu'on a une somme de signaux (les réflexions), quand bien même sont ils sinusoïdaux, on n'a autant de phases qu'il y a de signaux, mais jamais une phase résultante (ou une phase moyenne). On peut parler de déphasages entre ces signaux, mais jamais d'une phase globale résultante.
La phase est attachée à un unique signal sinusoïdal. Donc la phase se mesure avec un signal sinusoïdal et en champ direct (ou une impulsion, mais en pratique ce n'est pas réalisable), et elle n'a de sens que dans ces conditions.

Concernant la phase plate dans les aigus, et l'effet provoqué, c'est bien connu et documenté. L'effet désagréable provient de l'effet de peigne lié à la légère différence de distances entre l'enceinte droite et une oreille et l'enceinte gauche et cette même oreille. Si les phases sont strictement identiques, il y aura des effets d’annulations et d'amplification en fonction de la fréquence (filtrage en peigne). La solution est appelée "pano phase Shuffle" et consiste à déphaser légèrement et en opposition les canaux droite et gauche que quelques dizaines de degrés. Rephase propose cette option dans les settings de l'égaliseur de phase.
un petit lien utile :
http://www.diyaudio.com/forums/multi-way...er-10.html

Concernant la littérature sur l'effet de la phase plate sur les basses, voici un lien dans le chapitre "Bass Response" mais vous le trouverez aisément un peu partout sur Internet :
http://www.audiosignal.co.uk/Resources/Digital_room_equalisation_USL.pdf
Le tester c'est l'adopter, d'autant que la correction de phase est aisée pour les basses.

Pour finir, cette fois-ci sur l'égalisation d'amplitude, il faut noter que dans une pièce peu amortie, il faut préalablement filtrer temporellement la réponse impulsionnelle de sorte à intégrer les réflexions proches dans la mesure (ces réflexions sont intégrées par l'oreille qui ne discerne pas qu'il s'agit de réflexions) et rejeter les réflexions lointaines que l'oreille sait très bien reconnaitre et différencier du son direct (le consensus est autour de 30 à 40ms). Vous ne corrigez ainsi que ce qui est perçu comme faisant partie du signal initial.
Lorsqu'on ne sait pas si la pièce est correctement ou non amortie, il suffit de comparer la mesure sans filtrage temporel et avec, s'il y a de grandes différences, il faut utiliser la mesure filtrée.
Je m'étais d'ailleurs pris la tête avec la moyenne vectorielle proposée par REW qui me donnait des résultats sensiblement différents de la moyenne des amplitudes des mesures. Au final, j'ai fini par comprendre que cette moyenne vectorielle fourni en réalité une estimation de l'amplitude du trajet direct en rejetant tant que faire se peut les trajets réfléchis, donc s'approchant d'une mesure en chambre anechoïque ou champ libre, donc mesure de l'enceinte seule. Elle ne peut servir de référence à la correction d'amplitude puisque qu'elle réduit les effets de toutes réflexions, proches et lointaines, et ne correspond donc pas à ce que l'oreille perçoit au point d'écoute (trajet direct et réflexions proches).

Un papier intéressant :
www.mdpi.com/2076-3417/8/1/16/pdf

narshorn a écrit :
En 3 voies ? Cordialement

Je suis en trois voies mais les essais subjectifs se sont plus concentrés sur le raccord entre medium-aigu axés sur des fréquences entre 2 et 5 kHz. Quand une solution medium-aigu me plaisait, je adoptais sa formule pour le grave raccordé au medium invariablement à 340 Hz.

Quelques précisions à propos de la phase.

Une phase (il est plus clair de parler différence de phase ou de déphasage) ne s'exprime effectivement qu'entre deux signaux sinus à une même fréquence, l'un d'eux pouvant être pris comme référence.

Pour le filtrage de deux haut-parleurs, il y a la différence phase entre les deux. On préfèrerait qu'elle soit nulle pour que le rayonnement reste dans l'axe. Ce qui est le cas des 12LR et 24LR mais non du 18BUT.

Et pour la sommation des émissions, on aimerait qu'elle soit en phase à toutes fréquences, après soustraction du retard de propagation, avec le signal avant filtrage. Or les filtres couramment employés introduisent des rotations de phase par rapport au signal d'entrée qui sont variables avec la fréquence.

Ces rotations de phase se traduisent physiquement par un retard de propagation de groupe dont la courbe en fonction de la fréquence est très parlante.

Ainsi un 18BUT ou un 12LR à 1 kHz présentent un retard de propagation de groupe de 30 µS à 3 kHz qui passe à 290 µs à 300 Hz
de façon assez régulière. Ce qui se traduit par une émission qui semble provenir à 300 Hz d'un point reculé de 9 cm par rapport à qu'il est à 3 kHz.

Pour le 24LR, c'est 14 cm mais avec un recul de 17 cm à 650 Hz, la courbe de retard de propagation de groupe étant moins régulière qu'avec le 18BUT.

Bonjour,
Forr et Jimbee, ce que vous indiquez est pertinent. Toutefois, vous parlez de déphasage des filtres (phase électrique), là où ce qui compte c'est la phase acoustique. Le déphasage apporté par les filtres de cross-over n'est qu'une composante (pas forcément prépondérante) du déphasage global qui est la somme de celui apporté par le filtre, celui des électroniques (en passe haut pour le grave, en passe bas pour l'aigüe) et celui du HP chargé par son baffle. C'est peut être la raison pour laquelle Jimbee vous préférez le filtrage quasi-optimal aux LR12 ou LR24.
C'est pourquoi la mesure de phase en champ proche (un HP puis l'autre) renseigne plus que tout sur la correspondance de phase acoustique entre les deux voies.
Bonjour XN,

xn a écrit :
Bonjour,
Forr et Jimbee, ce que vous indiquez est pertinent. Toutefois, vous parlez de déphasage des filtres (phase électrique), là où ce qui compte c'est la phase acoustique. Le déphasage apporté par les filtres de cross-over n'est qu'une composante (pas forcément prépondérante) du déphasage global qui est la somme de celui apporté par le filtre, celui des électroniques (en passe haut pour le grave, en passe bas pour l'aigüe) et celui du HP chargé par son baffle. C'est peut être la raison pour laquelle Jimbee vous préférez le filtrage quasi-optimal aux LR12 ou LR24.
C'est pourquoi la mesure de phase en champ proche (un HP puis l'autre) renseigne plus que tout sur la correspondance de phase acoustique entre les deux voies.

Pour bien faire, il faut intégrer la réponse en passe-haut des haut-parleurs dans celle du filtrage. C'est ce que permettent les
transformées ainsi que l'a montré Linkwitz dans ses premières publications en 1978 ( http://www.linkwitzlab.com/sb80-3wy.htm ) et qui ne semble faire qu'assez peu d'émules.
Pour l'aspect passe-bas des haut-parleurs, il ne semble pas que la pente soit accompagné d'un déphasage compensable.

Je me sens un peu gêné par l'expression phase acoustique.

xn a écrit :
Bonjour,
Forr et Jimbee, ce que vous indiquez est pertinent. Toutefois, vous parlez de déphasage des filtres (phase électrique), là où ce qui compte c'est la phase acoustique.


Bonjour,

Non, sans blagues ?
Si tu as suivi ce fil, tu as noté que le filtrage cible de Harshorn est un Q.O. 4/4 tandis que le filtre électrique
au passe haut n'est que du 2ème ordre afin, à partir de mesures en champ proche et en utilisant Xsim,
de coller au mieux les cibles acoustiques visées = filtre électrique x réponse hp.
Mais perso, j'utilise le filtrage actif fir.

jimbee a écrit :

xn a écrit :
Bonjour,
Forr et Jimbee, ce que vous indiquez est pertinent. Toutefois, vous parlez de déphasage des filtres (phase électrique), là où ce qui compte c'est la phase acoustique.


Bonjour,

Non, sans blagues ?
Si tu as suivi ce fil, tu as noté que le filtrage cible de Harshorn est un Q.O. 4/4 tandis que le filtre électrique
au passe haut n'est que du 2ème ordre afin, à partir de mesures en champ proche et en utilisant Xsim,
de coller au mieux les cibles acoustiques visées = filtre électrique x réponse hp.
Mais perso, j'utilise le filtrage actif fir.


Bonjour,
non je n'avais pas suivi le début du fil. Et en ne regardant que les dernières courbes postées, je constatais bien un second ordre et un 4ème ordre électriques. L'explication est claire et du coup tout rentre dans l'ordre et conforme à des phases acoustiques à peu prêt identiques entre les deux voies, ce qui est visé.

xn a écrit :
L'explication est claire et du coup tout rentre dans l'ordre et conforme à des phases acoustiques à peu prêt identiques entre les deux voies, ce qui est visé.



les courbes cibles acoustiques n'ont en commun que l'ordre 4;
leur comportement en Q et phase sont eux relativement différents;
ils sont agencés de façon à sommer plat dans l'axe à Fc et minimiser les écarts de réponse en puissance en coïncidence,
le tout pensé avec l'offset relativement important en profondeur (20 cm) entre centres émissifs, offset imposé (mis à profit) par le pavillon lui-même

Même s'il est difficile d'approcher la théorie dans la pratique. Big Grin

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