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Version complète: Filtre passif inspiré TAD pour 2 voies HR
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forr a écrit :
Pour ce qui est l'expérimentation, mes investissements en matériel et en temps me permettent de sourire - il est vrai en montrant parfois les dents - quand je lis la prose issue de l'ouïe reine.


Je vais oublier le ton peu amène de vos remarques, et me concentrer sur leur contenu, qui je pense saura m'apprendre certaines choses supplémentaires ...


Cordialement

un peu hors-sujet (même bcp).
à déplacer/supprimer...

Rhode and Schwarz.




Right Mark audio analyser




Bonsoir Anaël,

Effectivement, et à ce sujet je pense que Xsim n'intègre que les paramètres de pertes des portions résistives des éléments de filtrage, et non les VAR

Bien sûr, les watts aux résistances, ESR de condensateurs ou Rdc d'inductances. L'évaluation des VAR aux parties purement réactives de nos condensateurs et selfs n'a aucun intérêt pour la conception de nos crossovers, mais son évocation t'a semble t-il fait avancer : si une self dissipe, c'est qu'elle est affublée d'une résistance parasite (pour les lecteurs non utilisateurs de Xsim, la résistance parasite, ESR ou Rdc, n'apparait pas sur le schéma, mais dans une fenêtre, après clic droit et "Tune").

Sur les captures précédentes, on peut déduire par exemple pour L1, à partir du 4Arms et du 4W à 100Hz, une ESR de 4W/(4Arms)²=0.25R.

Tu remarqueras que j'ai écrit 4W et non 4Wrms. Effectivement, si P se calcule à partir des tension et courant rms, la formule utilisée est celle d'une moyenne. Parler de Wrms est un abus de langage, que l'on rencontre même chez les plus grands.

Bien à toi, Jean-Marc.
Thierry38, le problème est la signification exacte de l'acronyme RMS pour la valeur qu'il accompagne.
Il y a manifestement des gens chez Rohde & Schwarz et chez Agilent qui ignorent cette signification.
On trouve pourtant,chez les grands fondeurs,des RMS power detector
(sur signaux complexes et très rapides) afin de détecter la valeur vraie transportée par les porteuses.(delta peak-average).

(Lin.Tech) RMS power detector

Texas Instr. RMS power detector

Analog devices RMS power detector

RMS power detector

Citation :
By their nature, root mean square (RMS) power detectors are well-suited to accurately measure the average power of arbitrary waveforms. This is because such devices precisely implement the definition formula for average power, i.e., proportional to the average of the squared signal. Other types of power detectors, such as Schottky diode detectors or demodulating logarithmic amplifiers, implement slightly different operation that often involve the signal envelope. Their response changes whenever the input waveform—but not the average power level—is changed. Modern communication systems use complex modulation (e.g., OFDM, WCDMA), with high PAPR signals.....

narshorn a écrit :

forr a écrit :
Pour ce qui est l'expérimentation, mes investissements en matériel et en temps me permettent de sourire - il est vrai en montrant parfois les dents - quand je lis la prose issue de l'ouïe reine.

Je pense que nous ne serons jamais d'accord, fondamentalement, sur la finalité du pourquoi de la façon et des raisons dont j'aborde ce forum à travers mon fil de discussion ...
[...]Mon objectif est visiblement très différent du vôtre; en effet la fin justifie les moyens, certes, mais quant au but final, pour moi le résultat important est tout d'abord au subjectif, rapport à votre commentaire peu élogieux sur "l'ouïe reine" ...
Pourquoi construire et se faire c---r à régler tout ça, si ce n'est pour satisfaire que des notions scientifiques abstraites, sans relation directe avec ce que l'on ressent sujectivement au final à l'écoute de tout ça ???
La satisfaction subjective finale est pour moi une notion très importante, majeure, que je placerais d'ailleurs avant toutes les autres, et c'est justement et uniquement pour ça que je "tourne autour du pot" depuis des années ... que j'essaie des choses, des "solutions" afin de me faire une idée subjective de la partie technologique utilisée ...
La partie filtrage est étonnament complexe, et relativement nouvelle pour moi (ce système est en route depuis les années 2000, à l'époque un simple filtre générique m'a permis de me rendre compte que la satisfaction n'était pas au rendez-vous, et qu'au lieu de tatonner à l'aveugle, je devais "plonger" dedans, protocole mesures, choix du design, simulations, ... essais avec vérifications à la mesure, ...

Comme c'est bizarre, MA satisfaction subjective finale est aussi mon but. Mais j'ai su gagner un temps considérable et éviter des tâtonnements fastidieux à partir du moment où j'ai commencé à éviter des erreurs quant aux fondamentaux, lesquels sont on ne peut plus scientifiquement concrets et présentent des relations directes à l'écoute statistiquement établies, en me documentant auprès des sources sérieuses (au prix de quelques investissements qui se sont avérés infiniment fructueux et que je regrette de ne pas avoir réalisés plutôt) et en m'éloignant d'une presse qui a complètement sa raison d'être : sa mission documentaire.
Et je me suis correctement équipé.
Partant de là, j'ai pu élaborer des systèmes qui étaient dans un premier temps conformes aux "canons les plus couramment admis" en m'appuyant sur des mesures puis dans un deuxième temps en laissant ma subjectivité maîtresse des réglages. Sans passage par la première étape, la progression avec la seconde ne peut être que labyrinthique.
Me préoccuper de câbles de HP à une époque a été mon seul attardement inutile. Il y a d'autres chats à caresser : les liaisons en petits signaux, les parasites, le concept de masse, les câblages internes... et, evidemment, les circuits (c'est le point de départ de mon parcours). Et enfin et surtout, le filtrage des haut-parleurs.

Citation :
La partie filtrage est étonnament complexe, et relativement nouvelle pour moi

Le sujet est bien moins complexe dès qu'il est correctement débroussaillé. Le livre de Fischetti, qui n'en traite pas, est néanmoins d'une aide incontournable pour en comprendre une majeure partie.
Sur le filtrage, le livre de Dickason constitue une approche qui se complète bien, par la suite, avec la première partie du livre de Douglas Self sur les filtres actifs. Quelqu'un qui connaît bien ces deux ou trois ouvrages est déjà correctement armé.
C'est sur ce terrain du filtrage que j'ai laissé le plus libre cours à ma subjectivité en simulant puis en testant et comparant toutes les formules réalisables avec un processeur BSS366, dont tous les quasi-optimaux décrits sur le site de Jimbee (il faut quelques astuces de programmation pour les réaliser).
Sur des haut-parleurs à rayonnement direct. Quand besoin était, la résonance des haut-parleurs était "compensée" selon les préceptes de Linkwitz. Inutile de dire que pour les diverses formules, il y a eu des essais à plusieurs fréquences de croisement, et que j'ai jonglé avec trois haut-parleurs medium (17, 13 et 10 cm) et trois tweeters de 25 mm. Connaissant la sensibilité des haut-parleurs, l'ajustage des niveaux respectifs était facile, je ne faisais que légèrement le retoucher parfois. Tout cela s'est réalisé tranquillement sur une très longue période avec comme musiques : classique, surtout XXème siècle, jazz, chœurs. Le système est stabilisé depuis un an.
Ce type de démarche, menée subjectivement mais où chaque modification est palpable, scientifiquement parlant, devrait avoir priorité sur toutes les autres.

Citation :
Maintenant, fort heureusement, il y a des personnes sympathiques ici, qui au lieu de "montrer les dents", m'aident à progresser et apprendre encore de nouvelles choses ... Personnes avec lesquelles il y a une notion de partage et d'humanité, au moins aussi importantes que la finalité subjective d'un système audio, pour moi en tout cas

Ce n'est pas avec les interventions lues sur les fora que l'on s'initie vraiment. Elles sont capables traiter des points particuliers mais ne présentent pas de vues générales permettant d'acquérir des bases solides.
En fait de notion de partage et d'humanité, j'ai de tous temps été préoccupé par les méthodes didactiques et j'ai reçu pas mal d'approbations dans divers domaines à ce propos.
Je ne peux qu'esquisser un sourire en voyant ces mots sous votre plume après ce que vous avez dit sur les notions scientifiques abstraites, ce que je trouve blessant pour les scientifiques à qui vous devriez, d'abord et avant tout, dire merci pour permettre au monde entier d'écouter de la musique par le biais d'enregistrements.

Citation :
Citation :By their nature, root mean square (RMS) power detectors are well-suited to accurately measure the average power of arbitrary waveforms.

Valeur RMS et valeur moyenne ne sont pas égales.

Citation :
This is because such devices precisely implement the definition formula for average power, i.e., proportional to the average of the squared signal.

Le calcul se fait sur la forme de la tension ou du courant du signal, pas sur sa puissance.

J'ai du mal à saisir cette polémique entre puissance moyenne et puissance efficace.
A l'école,on m'a appris que les valeurs efficaces d'une tension et d'un courant alternatif,étaient les valeur équivalentes à ce qu'elles dissiperaient avec du courant continu,dans une résistance pure : P = UI dans le cas de ce courant continu,est la puissance dissipée dans cette résistance.Je présume qui si en alternatif on calcul la puissance dissipée en partant des valeurs efficaces,on aura la puissance efficace dissipée dans la résistance?
Le problème est de définir les valeurs efficaces.En régime sinusoïdal,le rapport est connu,c'est Ueff = Umax / racine de 2,et Ieff = Imax / racine de 2.La puissance efficace obtenue est donc la puissance max /2 puisqu'on a les valeurs Umax et Imax divisées chacune par racine de 2 ( racine de 2 x racine de 2 = 2).
Le problème en audio est que la complexité du signal,qui est de forme variable et changeante dans le temps,ne permet pas de tirer des valeurs efficaces valables,puisqu'elle n'arrêtent pas de changer.Les calculs donnés par les fabricants sont donc une question de convention.Ils prennent comme référence les valeurs efficaces à ce que ferait un signal sinusoïdal,ce qui n'est jamais le cas sur signal audio.

Grand_Floyd a écrit :
J'ai du mal à saisir cette polémique entre puissance moyenne et puissance efficace.
A l'école,on m'a appris que les valeurs efficaces d'une tension et d'un courant alternatif,étaient les valeur équivalentes à ce qu'elles dissiperaient avec du courant continu,dans une résistance pure : P = UI dans le cas de ce courant continu,est la puissance dissipée dans cette résistance.Je présume qui si en alternatif on calcul la puissance dissipée en partant des valeurs efficaces,on aura la puissance efficace dissipée dans la résistance?
Le problème est de définir les valeurs efficaces.En régime sinusoïdal,le rapport est connu,c'est Ueff = Umax / racine de 2,et Ieff = Imax / racine de 2.La puissance efficace obtenue est donc la puissance max /2 puisqu'on a les valeurs Umax et Imax divisées chacune par racine de 2 ( racine de 2 x racine de 2 = 2).
Le problème en audio est que la complexité du signal,qui est de forme variable et changeante dans le temps,ne permet pas de tirer des valeurs efficaces valables,puisqu'elle n'arrêtent pas de changer.Les calculs donnés par les fabricants sont donc une question de convention.Ils prennent comme référence les valeurs efficaces à ce que ferait un signal sinusoïdal,ce qui n'est jamais le cas sur signal audio.

Il vaut mieux parfois y regarder à deux fois vis à vis de ce que l'on a appris à l'école et de ce qu'on lit de certaines plumes "autorisées".

RMS est l'acronyme international qui a remplacé efficace.
tension RMS * intensité RMS = puissance (moyenne).

Pour un signal alternatif non sinusoïdal, les valeurs RMS de tension et intensité sont égales à celles d'un courant continu qui provoquerait le échauffement dans une résistance donnée.

Au point de vue du calcul portant sur une série de valeurs (obtenues par échantillonnage par exemple) :

- l'opération RMS consiste à faire la moyenne quadratique de ces valeurs, c'est à dire la racine carrée de la somme des carrés des valeurs, après division de cette somme par le nombre de valeurs de la série.

- la moyenne arithmétique est plus directement parlante, c'est la somme des valeurs divisée par leur nombre. Si on dispose d'une série de valeurs de puissance, c'est elle qu'il faut utiliser pour calculer la puissance dissipée. Si on se sert de l'opération RMS pour ce faire, on obtient une valeur qui n'a pas de relation avec un phénomène physique.

Tout cela est décortiqué dans le petit texte dont j'ai donné le lien plus haut.

Je savais tout ce la mais c'est toujours aussi ténébreux.

tension RMS * intensité RMS = puissance (moyenne). Autrement dit,multiplier des carottes par des pommes de terre donne des haricots! Big Grin

Pour moi,à partir du moment ou cette puissance calculée provoque les mêmes phénomènes que celle issue d'un courant continu,appelons-là puissance efficace ou RMS !
URLs de référence